REGULATION DU MARCHE DE LA POMME DE TERRE / Le Syrpalac à l’épreuve du terrain

0acompdtj15xj6.jpg

Il y a deux presque ans, les responsables du secteur de l’agriculture ont pris sur leur dos la charge de la régulation d’un marché jusque-là dysfonctionné. La mise en œuvre du système de régulation des produits agricoles de large consommation, s’est donnée pour objectif de « mater » la spéculation, mais les objectifs assignés demeurent – tout de même – loin d’être atteints. Le système devra-t-il – encore une fois – être réajusté ? Voilà une question à laquelle nous tenterons de répondre à travers ce mini dossier. En tout état de cause, il faut relever que la plupart des gens impliqués dans la mise en œuvre dudit dispositif, croient que c’est là une nécessité. La régulation du marché – en amont et en aval – implique des mesures radicales, lesquelles sont loin d’être prises pour voir pointer à l’horizon un résultat satisfaisant et à même d’assurer la pérennité et éviter les solutions partielles. Enquête.

A la fin de l’année 2007, l’état algérien qui faisait face à une lourde facture d’importation des produits de large consommation, notamment agricole, s’est vu, via son ministère de l’agriculture, obligé de stimuler une production locale à même de faire face à une crise qui s’annonçait difficile.

La coïncidence d’une chute sensible des prix du baril, n’a pas manqué de susciter un intérêt croissant auprès du gouvernement qui trouva la parade dans la politique du renouveau de l’économie agricole. Selon l’énoncé de mise en pratique chapeauté par le département de Rachid Benaïssa, cette nouvelle politique exprimée à travers les différents programmes de développement et d’intensification des productions agricoles ainsi que les dispositifs d’encadrement mis en place « procède d’une démarche et d’un objectif de sécurité alimentaire ».

Cependant, si l’objectif global vise les différentes filières de production agricole, d’où l’intensification rendu nécessaire à tous les niveaux, il y avait tout de même un bémol induit par des circonstances spécifiques de cette période là. La prépondérance d’une demande excroissante sur certains produits frappés par une rareté conjoncturelle ; en a fait des produits plutôt stratégiques, induisant – inexorablement – une réduction de la vision « globaliste et globalisante » du gouvernement aux seuls objectifs conjoncturels se rapportant aux produits les plus demandés.

A vrai dire, ce sont là les produits qui sont les plus sujets à la spéculation. Ainsi, la pomme de terre se plaça au plus haut de la pyramide des produits frappés par la crise. L’ex-ministre de l’agriculture, M. Saïd Berkat, y a même perdu des plumes lui qui assumera l’échec d’une stratégie qui – en vérité – ne concerne pas forcément et pas du tout en exclusivité son secteur. Celui du commerce y est aussi impliqué de par les missions organiques et institutionnelles qui lui sont assignées.

De la réduction de la facture d’importation à la gestion du flux

Pour rappeler quelques chiffres de cette période, l’Algérie avait, en 2007, consentit à une lourde facture d’importation estimée à 67,7 millions de dollars US rien qu’en semence de pomme de terre (81 614 tonnes). Pour la consommation du même produit, l’état a versé une somme de 48 millions de Dollars US pour l’importation de 127 503 tonnes. En 2008, les efforts d’intensification ayant donné plus ou moins des résultats, ont contribué à réduire un tant soit peu cette facture faramineuse d’importation en la ramenant à 64 millions de Dollars pour la semence, alors que la facture d’importation de la pomme de terre destinée à la consommation est ramenée à 0 Dollars.

A ce stade, la satisfaction n’a pas tardé à se transformer en frustration. La production de la saison 2008 était – pour le moins qu’on puisse dire – abondante ; et c’est là où apparaît l’impératif de gérer ce flux de production assimilé dans certaines wilayas à de la surproduction. La spéculation sur le produit ayant conduit à des pertes énormes notamment pour les agriculteurs, a contraint ces derniers à investir les lieux publics. Des tonnes de patate ont été carrément jetés à même la chaussée dans certaines wilayas, à l’instar de Bouira, où l’association des maraîchers s’est montré plus qu’intransigeante en exigeant l’implication des pouvoirs publics dans la gestion du volet écoulement du produit.

A ce moment là, il était apparu que le créneau de la pomme de terre est devenu un véritable champ de batail où s’affrontaient les politiques publiques en faveur de son développement en interne et les lobbies d’importation tenant, jusque-là les rênes du marché. La venue de Benaïssa à la tête du ministère de l’agriculture, avec dans la serviette une multitude de mesures à même de booster la production nationale agricole, n’était pas pour plaire aux barons de l’importation, jusque-là maîtres des lieux. Des initiatives prometteuses ont été, tout bonnement, sabotées. C’est le cas, entre autres de l’Onapsa qui – pourtant – avait réalisé l’autosuffisance en semence de pomme de terre, et qui – pour nulle raison apparente – était liquidée. Autre cas, la mise en place de l’unité de production de semence hybride, in vitro, de Guellal (Setif) en collaboration avec des partenaires étrangers (Canadiens puis Australiens) mais qui n’est jamais arrivé à voir le jour.

Des sources bien au faits de la question, notamment au niveau des deux ministères du commerce et de l’agriculture, nous déclarent sous couvert de l’anonymat, que « des partie très influentes ont depuis toujours, pesé pour saper toute initiative à même de contrarier les visées opportunistes des barons de l’importation ».Les mêmes sources qui dénoncent la manipulation des données réelles en l’absence d’un marché régulier sur le terrain, mettent en cause des pratiques irrégulières de manipulation de plusieurs volets inhérents à la production. C’est le cas, entre autres, du marché des engrais et du volet du suivi phytosanitaire où la médiatisation des maladies affectant les produits agricoles (ex : le mildiou et de la tuta absoluta) a joué un rôle destructeur en faveur de la spéculation. Ce sont là les quelques éléments ayant conduit le ministère de tutelle à entrer de plein pied dans la phase de « guerre franche » contre la spéculation à grande échelle.

Un antidote pour… sauver les meubles !

La résolution a, donc, été prise plutôt à la hâtive. En l’effacement des services du ministère du commerce (pourtant chargés du volet de régulation), le ministre Benaïssa s’est engagé dans la parade de la régulation, tout en prenant le soin de ne se concentrer que sur le seul volet de production de la pomme de terre. Le premier Syrpalac (système de régulation des produits agricoles à large consommation) a ainsi été mis en œuvre en juillet 2008.

Dans la précipitation, les services agricoles au niveau des wilayas, ont été conduits à bâcler le travail en s’associant de nouveaux prédateurs reconvertis en stockeurs. Les fellahs, pressés de liquider le produit qu’ils avaient sur les bras, n’ont pas pris compte des garantis légales à même de les prémunir des éventuelles arnaques.

Ce qui devait arriver arriva. Des centaines d’agriculteurs se sont vu privés de leur produits dont le prix de référence arrêté à l’avance (20 DA/Kg) était déjà dérisoire comparativement au coût de revient de la production. Certains stockeurs (des privés) se sont volatilisé avec la production stockée, et l’anarchie ayant caractérisé les opérations de destockage assignées aux walis, n’a pas manqué d’exacerber la frustration des agriculteurs qui se disaient trahis. Autant de pertes que de résultats fiables. Une donne vérifiable, autant pour les producteurs que pour les pouvoirs publics dont le dispositif de régulation n’a – pour le moins – pas du tout marché.

Les fluctuations – souvent haussières – du prix de la pomme de terre sur le marché parallèle, qui suivirent la mise en pratique de ce système, et les protestations des agriculteurs démontraient amplement le degré de l’échec de la stratégie.

Rebelote, sur le compte des pertes et profits

Saison 2009, c’est l’heur des bilans. Le ministère de l’agriculture qui reconnaît – à demi-mot – l’échec du premier Syrpalac ; met en œuvre le Syrpalac 2. En mois de mai 2009, le ministère de tutelle décide de chambouler la donne et se focaliser sur le voler de la garantit du paiement des agriculteurs.

Selon l’énoncé du nouveau programme « ce dispositif est venu colmater les brèches du premier Syrpalac dont la mise en œuvre a connu des difficultés sur le terrain ». Dans une instruction datée du 18 mai 2009, et adressée aux DSA (directeurs des services agricoles au niveau des wilayas), il est dit expressément que « l’expérience et les enseignements tirés lors de la mise en œuvre du système de régulation de la pomme de terre ‘saison 2008′ ont conduit le ministère (…) à mettre en place un dispositif de régulation réajusté dans sa conception et son fonctionnement ».

 

Techniquement, le dispositif a été articulé autour de deux principaux acteurs, à savoir la SGP/PRODA (société de gestion des participations ‘’productions animales ») et l’administration agricole au niveau central et local. Une convention a, par la suite, été signée entre la SGP/PRODA et les services du ministère de l’agriculture.

En revanche, si le nouveau système s’attelait à préserver les revenus des agriculteurs (un objectif atteint à 100%), l’objectif de la stabilisation des prix à la consommation est loin d’être atteint. Des intervenants dans la chaîne de mise en œuvre de ce système, reconnaissent tout de même que des failles n’ont pas manqué à se faire jour.

Au centre du pays, où nous avons pu faire notre petite enquête, l’on a sentit des crispations à plusieurs niveaux, et plus particulièrement auprès des organismes stockeurs agréés. Dans la zone de l’Algérois, de Kabylie et du Titri, l’on note au moins deux organismes impliqués sous la houlette de la SGP/PRODA, à savoir l’ONAB et SOTRACOV (Société de Transformation & de Conditionnement des Viandes) et ses filiale Soummam et Mitidja.

Les stockeurs pris au piège !

Certains responsables dédits sociétés, ont même avancé que des pertes n’ont pas manqué d’être enregistrée au moment où d’autres parlent de « piège tendu par les spéculateurs dont les manœuvres allant dans le sens de saper le dispositif ont été facilitées par la centralisation des décisions de destockage ». L’un de nos interlocuteurs, requérant l’anonymat de part le poste qu’il occupe, dira que « les spéculateurs informés de la date de destockage font tout pour réduire les prix en nous proposant des prix dérisoires dont les conséquences à long terme sont prévisibles. ». Ce même responsable précise que sa société a vendue de la pomme de terre à perte comparativement au prix d’achat auprès des agriculteurs, et auquel il faut adjoindre les frais de transport et de stockage.

D’autre part, nous apprenons que l’état qui prélève une certaine taxe sur les revenus après vente du produit contraint les organismes stockeurs à faire plus d’efforts pour se prémunir des pertes sèches à même de provoquer leur faillite. Cela, au moment où certains organismes stockeurs, peinent à écouler la marchandise qu’ils ont sur les bras, notamment en cette période où le produit de saison est déjà sur les étalages. Une donne logique de par la nature de ces organismes non destinés, initialement, à faire dans le commerce de la distribution.

Entre le marteau et l’enclume, les responsables de ces organismes stockeurs n’ont à faire qu’à leurs têtes pour sortir du bourbier de la déconfiture. Les agriculteurs qui trouvent leurs comptes, notamment en cette arrière saison, où il n’est pas nécessaire de procéder à l’arrachage et faire recours aux chambres froides, met à mal les stockeurs et les consommateurs qui redoutent une flambée des prix de la pomme de terre d’ici le début de la période de soudure (mars – avril). A ce stade, peut-on conclure à l’échec du Syrpalac ? Pas tout à fait ; mais à condition que le volet de la commercialisation (en aval) soit pris en compte et revu, souhaitent les initiés.

Lyazid Khaber

La Journée de l’artisanat célébrée à Bouira

090420075526.jpg
Sous le slogan « authenticité et innovation », la wilaya de Bouira a vécu cette semaine un rendez-vous où l’artisanat s’est présenté sous ses diverses déclinaisons, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisanat, coïncidant avec le 9 novembre de chaque année.

 

Une riche exposition des différents articles artisanaux a ainsi été tenue dans le hall de la pépinière des entreprises de la de Bouira à laquelle ont pris part une soixantaine d’artisans tous issus de la wilaya. Les responsables de la direction de la PMEA (petites et moyennes entreprises et de l’artisanat) ainsi que ceux de la chambre régionale d’artisanat et des métiers de Béjaïa, organisateurs de la rencontre, se sont « mobilisés pour réussir cet événement qui se veut un moyen de vulgariser le produit artisanal local, et par là réunir les artisans autour d’objectifs communs permettant de faire de cette wilaya un carrefours pour le développement de ce circuit de production ».

Un avis que le wali de Bouira, qui procédera à l’ouverture de l’exposition, soutiendra en rassurant les artisans présents quant à la disponibilité de son administration pour la facilitation de l’accès aux locaux et l’encouragement des artisans dans leurs démarches d’amélioration du produit local. Khendriche Arezki, président de la CAM Béjaïa, qui supervisait l’organisation, dira de son côté que « l’objectif recherché à travers cette manifestation, est de faire connaître les artisans aux citoyens, et par-là même faire découvrir, aux jeunes, notamment, l’importance de l’artisanat qui est l’un des circuits les plus importants pourvoyeurs d’emploi ». Le même avis est défendu par le directeur de la CAM, M. Zoulim, qui dira que « la CAM a pour objectif de mieux encadrer les artisans et de leur montrer le chemin à suivre pour bénéficier des différentes aides dans le cadre des dispositifs mis à leur disposition, à l’instar de l’Ansej, de l’Angem et du fond de promotion de l’activité artisanale ».

Notre interlocuteur qui revient sur les différentes mesures incitatives dont bénéficient les artisans, annoncera que l’Etat vient d’introduire une nouvelle mesure à l’égard de cette frange et qui consiste en l’exonération d’impôts à vie. Evoquant les problèmes rencontrés par les artisans, notamment la commercialisation de leurs produits et la concurrence parfois déloyale des produits étrangers, nos interlocuteurs ont insisté sur l’implication de tous les services de l’Etat au niveau local, mais surtout sur le nécessaire développement des circuits de production locaux à même de pouvoir contrer cette concurrence. M. Salah Boualenh, directeur de la PME de la wilaya, qui abonde dans le même sens, dira que sa direction veillera à l’encouragement des artisans à se constituer en entreprises, lequel moyen, selon lui, permettra d’asseoir une stratégie de développement et de régulation du marché des produits artisanaux. Un vœu partagé par les différents artisans que nous avons interrogés sur place, et qui souhaitent voir les pouvoirs publics prendre les mesures adéquates à même de réhabiliter l’artisanat en tant qu’activité économique viable, mais surtout en tant que garante d’un legs ancestral dont la valeur culturelle est inestimable.

Par Lyazid Khaber

Sour El Ghozlane : Inscription de 300 logements

La commune de Sour El Ghozlane, au sud de Bouira, vient de bénéficier d’un nouveau programme de réalisation de 300 logements sociaux locatifs.

 

La notification dudit programme complémentaire a été faite la semaine écoulée par le ministère de l’Habitat suite à la récente visite de travail de Noureddine Moussa dans la localité. A cette occasion, le ministre a été interpellé par les citoyens rencontrés sur place, ce qui serait à l’origine de cette notification. En effet, nous apprenons du côté de l’OPGI de Bouira que le ministère de tutelle a alloué une enveloppe de plus de 22 millions DA, destinée au « financement des études et au suivi dudit projet. L’inscription de l’opération de réalisation des logements et VRD (voiries et réseaux divers) aura lieu après finalisation des études et obtention des résultats des appels d’offres ». D’autre part, les responsables du secteur de l’habitat annoncent l’attribution d’un autre programme d’aide à l’habitat rural, comptant 200 aides destinées aux populations des communes rurales d’Ahnif et d’Ath Mansour, à l’est de la wilaya.

Par Lyazid Khaber

Bouira : Résorption de l’habitat précaire

La commune d’Aïn Turk qui a reçu, avant-hier (10/11/2009), la visite du wali de Bouira, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisanat, a eu à tirer un ouf de soulagement après plusieurs mois d’attente pour le lancement de l’unique projet de réalisation de logements à ce niveau.

 

Celui-là portant réalisation d’une cinquantaine d’unités habitables (LSL) est inscrit, pour rappel, au courant de l’exercice budgétaire de l’année 2007, mais n’a pu être réalisé pour de multiples raisons. Les lenteurs administratives souvent désignées comme étant à l’origine de ces retards, sont enfin évacuées avec le lancement de ces travaux de réalisation. A noter que ceux-là sont attendus depuis déjà de longs mois par les citoyens de la localité où l’habitat précaire demeure une réalité tangible à plusieurs niveaux. A noter que les études architecturales sont achevées et que la partie des réalisations est confiée à deux entreprises. La même localité rurale, dont les populations se plaignent du manque de plusieurs commodités de base, et plus particulièrement le problème de l’habitat, a bénéficié d’un autre projet de réalisation de 50 autres unités LSL et dont les travaux seront lancés dans les toutes prochaines semaines, apprend-on.

Par Lyazid Khaber

Wilaya de Bouira : Anarchie dans le secteur des transports

13881arretdebus.jpg
Les voyageurs se plaignent de la mauvaise prestation assurée par les transporteurs. Le secteur échappe à toute régulation.

 

Tarifs incontrôlables et souvent exorbitants, manque de moyens de transport, pullulement des clandestins…, ce sont là les problèmes rencontrés au quotidien par les usagers des transports en commun au niveau des différentes localités de la wilaya de Bouira. En effet, la plupart des citoyens, interrogés à ce propos, mettent en cause l’absence des services de l’Etat qui, d’après nos interlocuteurs, n’assurent plus la régulation qui pourtant dépend de leurs compétences. A commencer par les tarifs de transport pratiqués « suivant l’humeur des transporteurs », à en croire nos interlocuteurs. Un peu partout, et plus particulièrement dans les zones rurales, l’on continue à se plaindre de la mauvaise prestation assurée par les transporteurs souvent à bord de moyens roulants désuets ne présentant aucun confort ni sécurité pour les voyageurs.

Du point de vue des prix pratiqués, l’on dresse un constat des plus amers : le calcul des frais de déplacement quotidiens suffit à lui seul à démontrer la nature contraignante de ces derniers. « Nous sommes saignés à blanc par ces transporteurs qui nous imposent des prix qu’ils fixent selon leurs convenances, sans prendre en considération ni la réglementation régissant le secteur encore moins le pouvoir d’achat des citoyens en perpétuelle dégringolade », nous dira Karim, un fonctionnaire faisant quotidiennement la navette M’Chedallah-Bouira sur une distance de plus de 45 km. Le prix d’un voyage à ce niveau est fixé à 40 DA, ce qui donnera une moyenne de 2000 DA par mois, voire 20% du SNMG. Cela sans y ajouter les frais des petits déplacements à l’intérieur du centre urbain. A ce niveau, le moindre déplacement est facturé à 10 DA. C’est trop, s’accordent à dire la plupart des personnes interrogées.

Dans les localités périphériques de la ville de Bouira, à l’instar du quartier de Ras Bouira, c’est le phénomène des « capsules » qui se trouve décrié, notamment par les transporteurs dûment agréés. Par ici, il y a une concurrence acharnée entre les transporteurs déclarés et les clandestins, par dizaines, qui leur prennent une bonne part du marché. Certes, les services de police interviennent souvent pour sévir contre ces faux transporteurs, mais sans pour autant mettre un terme au problème à ce niveau. Les voyageurs quant à eux se plaignent du manque de moyens de transport à chaque fois que les policiers se pointent dans les parages, ce qui, d’après nos interlocuteurs, démontre un déficit énorme en la matière. La solution : les habitants de la localité souhaitent voir les responsables de la direction des transports régulariser les propriétaires des fourgonnettes.

Ce ne sont là en fait que des exemples parmi tant d’autres, car le même constat est fait pratiquement à tous les niveaux, et c’est l’anarchie qui règne qui se trouve toujours décriée. La régulation du marché du transport passe, selon les initiés, par l’octroi de nouvelles lignes aux demandeurs et par la mise en place d’un cadre réglementaire à même d’éviter aux voyageurs les effets néfastes de ce désordre régnant.

Par Lyazid Khaber

Une trentaine de suicides en un an

Les chiffres établis récemment portent la wilaya de Bouira en haut de l’échelle au niveau national, avec au moins une trentaine de cas de suicides enregistrés depuis le début de l’année.

 

Des sources évoquent des proportions alarmantes du suicide, notamment au niveau des zones de montagne où les facteurs de la misère et du chômage sont souvent à l’origine de ces actes désespérés. On cite entre autres le cas de la daïra de Bechloul, où le nombre de suicidés s’est pratiquement décuplé ces dernières années. Durant l’été dernier, pas moins de trois suicides ont été enregistrés dans la seule commune d’El Esnam, autant dans les daïras de M’Chedallah à l’est et à Sour El Ghozlane à l’extrême sud de la wilaya. Le dernier bilan effectué par les services de la Gendarmerie nationale montre que la commune d’El Hachimia (sud de Bouira) arrive en tête des statistiques avec pas moins de 7 cas de suicide depuis le début de l’année. Ce ne sont là que des exemples, puisque la réalité démontre que les facteurs jugés comme favorisant le recours au suicide sont omniprésents. C’est dire qu’un débat de fond doit être ouvert pour comprendre les raisons de l’aggravation du phénomène du suicide.

Par Lyazid Khaber

Wilaya de Bouira : Création d’une chambre de l’artisanat

14416ventedartisanatdanslacommunedelhadjeb.jpg
Le secteur de l’artisanat enregistrant une nette évolution ces dernières années à Bouira s’apprête à connaître un nouveau chalenge avec notamment la mise en place d’une chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya.

 

Cette dernière qui, jusque-là, dépendait de la chambre régionale de Béjaïa, aura donc son autonomie et s’apprête à relever les défis en matière d’encadrement des artisans à ce niveau. Arezki Khendriche, et M. Zoulim, respectivement président et directeur de la chambre d’artisanat et des métiers de Béjaïa, avec lesquels nous nous sommes entretenus, ont bien accueilli la création de cette nouvelle CAM (chambre de l’artisanat et des métiers), et annoncent que le travail d’encadrement et de suivi pour la mise en place des structures se poursuivra, dés lors qu’il s’agit de la satisfaction d’une demande faite depuis des années et qui, par conséquent, permettra de mieux structurer les artisans au niveau de la wilaya de Bouira. A cela s’ajoute le changement intervenu récemment à la tête de la DPMEA (direction de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat), avec l’installation d’un nouveau directeur en la personne de Salah Boualenh en remplacement de Mme Baya Heriouk.

A ce niveau, l’on affiche déjà un changement de cap avec le parachèvement du programme de mise à niveau des entreprises mais aussi l’intégration des activités artisanales dans le chapitre des performances économiques. Au cours de cette semaine, la pépinière des entreprises de Bouira accueillera une exposition à l’occasion de la Journée nationale de l’artisanat. Cette manifestation se veut, selon ses initiateurs, porteuse d’espoir pour les artisans appelés à s’investir dans la promotion de leurs produits. Laquelle promotion se fera dans un cadre organisé, à l’image des regroupements interprofessionnels et des Nucleus encadrés par des experts de la société allemande GTZ. On note par ailleurs la prochaine création d’un centre de facilitation de la PME dont le rôle est d’assurer le suivi et l’allégement des procédures de création des nouvelles entreprises. Ce sont donc autant de perspectives qui s’annoncent et qui ont pour finalité le développement du secteur de l’artisanat.

Par Lyazid Khaber

Prétendue pourriture du tubercule à Bouira : Les barons de la semence mis en cause

arton11674960c33.jpg
L’arrière-saison de la pomme de terre semble promettre des révélations fracassantes à propos du marché de la semence dont certains cercles continuent à entretenir le flou pour avantager les importations au détriment du produit local.

C’est du moins ce qui ressort des déclarations de certains responsables du secteur de l’agriculture qui évoquent « une machination machiavélique de certains cercles qui font tout pour battre en brèche les efforts de développement de la filière de production de la semence de pomme de terre au niveau local ». Nos interlocuteurs requérant l’anonymat mettent en cause la dernière campagne entreprise par certains agriculteurs évoquant la pourriture du tubercule comme étant la résultante de l’utilisation de la semence locale. Le directeur des services agricoles de la wilaya, M. Morsli, de son côté, dément toute information portant sur une prétendue pourrissement du tubercule. Selon lui, « des commissions ministérielles ont inspecté plusieurs champs de pomme de terre au niveau de la wilaya, et ont conclu au fait qu’il n’y a pas pourriture du tubercule ». Abdennour Boualem, producteur de pomme de terre dans la région de Aïn Bessem, dira que « la pomme de terre produite à base de semence locale est de très bonne qualité », ce qui, d’après lui, remet en cause toute spéculation à propos de la semence.

Au sujet de certains vides constatés dans les champs à travers la wilaya, on nous explique qu’il s’agit là de « ratages de planteuses dus au volume du tubercule ». Cependant, au moment où certaines parties s’agitent pour remettre en cause la qualité de la semence locale, on apprend, selon certaines sources bien au fait de la question, que « l’objectif recherché est plutôt d’avantager l’importation de la semence étrangère au profit de gros bonnets qui se font les barons de la filière ». Par ailleurs, nous apprenons que des commissions d’enquête ministérielles sont en train d’inspecter le terrain afin de vérifier la véracité de ces allégations. Cela au moment des agriculteurs de Bouira, dont des patatiers qui se disent abusés par leurs propres représentants, se préparent pour une riposte afin de demander des comptes à ces derniers, notamment au niveau de la Chambre de l’agriculture de la wilaya.

C’est là donc un autre élément qui démontre si bien que le torchon brûle entre les agriculteurs et leurs représentants au niveau de la Chambre d’agriculture. Pour ce qui est de la semence de pomme de terre qui nourrit présentement la chronique locale, les responsables du secteur rassurent quant à la disponibilité de celle-ci et son efficacité prouvée par des techniciens spécialistes en la matière.

Par Lyazid Khaber

Le Cnapest et l’Unpef mobilisés à Bouira

photocnapest1.jpg
Adhérant à l’appel émis par l’intersyndicale de la Fonction publique, les syndicats autonomes de l’éducation (Cnapest et Unpef) à Bouira, ont décidé d’unifier leurs rangs et mobiliser le maximum d’enseignants pour réussir l’action de grève qui sera entamée aujourd’hui pour une semaine renouvelable.

Messaoudi Zoubir, coordinateur du Cnapest, avec lequel nous nous sommes entretenus durant la journée d’hier, a déclaré que ses collègues syndicalistes du Cnapest et de l’Unpef étaient aux derniers préparatifs d’un mouvement qui comptait fédérer l’ensemble des enseignants de cette wilaya. Notre interlocuteur qui a annoncé la tenue d’une rencontre intersyndicale (Cnapest – Unpef) jeudi dernier au niveau de cette wilaya, déclare que le mouvement est représenté dans la quasi-totalité des établissements du secondaire de la wilaya. Selon lui, il est attendu une vaste adhésion des enseignants qui refusent de laisser faire les responsables de tutelle opposant la sourde oreille à leurs revendications.

Selon nos interlocuteurs syndicalistes, et selon le dernier communiqué rendu public par l’intersyndicale, les revendications formulées portent initialement sur la revalorisation du point indiciaire à 191,5 DA, permettant d’atteindre un SNMG de 38 300 DA, la modification du statut particulier des travailleurs de l’éducation et la promulgation du régime indemnitaire avec effet rétroactif depuis janvier 2008. Ce sont là les revendications qui mobilisent les enseignants qui, d’après la plupart de ceux que nous avons interrogés, attendent une réponse favorable de la part de la tutelle sommée d’aller de l’avant pour éviter que ce mouvement de grève ne s’inscrive dans le temps. A Bouira, c’est déjà la mobilisation générale qui annonçait la fermeture de tous les établissements ce matin.

Par Lyazid Khaber

Sit-in devant le siège de la wilaya

 

protestation.jpg

 

Les bénéficiaires recalés des logements sociaux de la ville de Sour El Ghozlane, sont revenus avant-hier (Jeudi 05/11/2009) à la charge en organisant un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya, et ce, après l’action du même genre organisée il y a de cela à peine une semaine. Les protestataires au nombre de 36, se sont ainsi regroupé devant l’entrée de l’immeuble abritant les bureaux de la wilaya pour crier leur désarroi devant la décision jugée « inique et infondée » de la commission des recours de la wilaya. Selon nos interlocuteurs « nous avons été dépossédés des logements dont nous avons bénéficié au profit de gens dont les situations sont beaucoup mieux que nous ». M. Nacer Eddine Djella, représentant des contestataires nous dira que « nous avons choisi les chemin du dialogue, mais les autorités compétentes nous ont opposé la sourde oreille en refusant de nous recevoir alors que nos recours ont été reçus » avant d’ajouter que « le wali, lors d’un déplacement dans la région de Sour, nous a promis de nous recevoir, mais sans que cela ne soit traduit sur le terrain ». Les manifestants qui occupaient la porte d’entrée de l’immeuble durant la matinée d’hier, ont ainsi menacé de poursuivre leur protestation, et même promis d’investir la rue au niveau local si les responsables concernés continuent à ignorer leur revendication consistant en l’étude des recours au cas par cas.

Lyazid Khaber

1234

Info33 |
Le rouge et le noir |
nassimok |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Villa à vendre dans le Péri...
| Libye
| Algeria News - Algérie Actu...