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Archive pour novembre, 2009

La Journée de l’artisanat célébrée à Bouira

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Sous le slogan « authenticité et innovation », la wilaya de Bouira a vécu cette semaine un rendez-vous où l’artisanat s’est présenté sous ses diverses déclinaisons, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisanat, coïncidant avec le 9 novembre de chaque année.

 

Une riche exposition des différents articles artisanaux a ainsi été tenue dans le hall de la pépinière des entreprises de la de Bouira à laquelle ont pris part une soixantaine d’artisans tous issus de la wilaya. Les responsables de la direction de la PMEA (petites et moyennes entreprises et de l’artisanat) ainsi que ceux de la chambre régionale d’artisanat et des métiers de Béjaïa, organisateurs de la rencontre, se sont « mobilisés pour réussir cet événement qui se veut un moyen de vulgariser le produit artisanal local, et par là réunir les artisans autour d’objectifs communs permettant de faire de cette wilaya un carrefours pour le développement de ce circuit de production ».

Un avis que le wali de Bouira, qui procédera à l’ouverture de l’exposition, soutiendra en rassurant les artisans présents quant à la disponibilité de son administration pour la facilitation de l’accès aux locaux et l’encouragement des artisans dans leurs démarches d’amélioration du produit local. Khendriche Arezki, président de la CAM Béjaïa, qui supervisait l’organisation, dira de son côté que « l’objectif recherché à travers cette manifestation, est de faire connaître les artisans aux citoyens, et par-là même faire découvrir, aux jeunes, notamment, l’importance de l’artisanat qui est l’un des circuits les plus importants pourvoyeurs d’emploi ». Le même avis est défendu par le directeur de la CAM, M. Zoulim, qui dira que « la CAM a pour objectif de mieux encadrer les artisans et de leur montrer le chemin à suivre pour bénéficier des différentes aides dans le cadre des dispositifs mis à leur disposition, à l’instar de l’Ansej, de l’Angem et du fond de promotion de l’activité artisanale ».

Notre interlocuteur qui revient sur les différentes mesures incitatives dont bénéficient les artisans, annoncera que l’Etat vient d’introduire une nouvelle mesure à l’égard de cette frange et qui consiste en l’exonération d’impôts à vie. Evoquant les problèmes rencontrés par les artisans, notamment la commercialisation de leurs produits et la concurrence parfois déloyale des produits étrangers, nos interlocuteurs ont insisté sur l’implication de tous les services de l’Etat au niveau local, mais surtout sur le nécessaire développement des circuits de production locaux à même de pouvoir contrer cette concurrence. M. Salah Boualenh, directeur de la PME de la wilaya, qui abonde dans le même sens, dira que sa direction veillera à l’encouragement des artisans à se constituer en entreprises, lequel moyen, selon lui, permettra d’asseoir une stratégie de développement et de régulation du marché des produits artisanaux. Un vœu partagé par les différents artisans que nous avons interrogés sur place, et qui souhaitent voir les pouvoirs publics prendre les mesures adéquates à même de réhabiliter l’artisanat en tant qu’activité économique viable, mais surtout en tant que garante d’un legs ancestral dont la valeur culturelle est inestimable.

Par Lyazid Khaber

Sour El Ghozlane : Inscription de 300 logements

La commune de Sour El Ghozlane, au sud de Bouira, vient de bénéficier d’un nouveau programme de réalisation de 300 logements sociaux locatifs.

 

La notification dudit programme complémentaire a été faite la semaine écoulée par le ministère de l’Habitat suite à la récente visite de travail de Noureddine Moussa dans la localité. A cette occasion, le ministre a été interpellé par les citoyens rencontrés sur place, ce qui serait à l’origine de cette notification. En effet, nous apprenons du côté de l’OPGI de Bouira que le ministère de tutelle a alloué une enveloppe de plus de 22 millions DA, destinée au « financement des études et au suivi dudit projet. L’inscription de l’opération de réalisation des logements et VRD (voiries et réseaux divers) aura lieu après finalisation des études et obtention des résultats des appels d’offres ». D’autre part, les responsables du secteur de l’habitat annoncent l’attribution d’un autre programme d’aide à l’habitat rural, comptant 200 aides destinées aux populations des communes rurales d’Ahnif et d’Ath Mansour, à l’est de la wilaya.

Par Lyazid Khaber

Bouira : Résorption de l’habitat précaire

La commune d’Aïn Turk qui a reçu, avant-hier (10/11/2009), la visite du wali de Bouira, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisanat, a eu à tirer un ouf de soulagement après plusieurs mois d’attente pour le lancement de l’unique projet de réalisation de logements à ce niveau.

 

Celui-là portant réalisation d’une cinquantaine d’unités habitables (LSL) est inscrit, pour rappel, au courant de l’exercice budgétaire de l’année 2007, mais n’a pu être réalisé pour de multiples raisons. Les lenteurs administratives souvent désignées comme étant à l’origine de ces retards, sont enfin évacuées avec le lancement de ces travaux de réalisation. A noter que ceux-là sont attendus depuis déjà de longs mois par les citoyens de la localité où l’habitat précaire demeure une réalité tangible à plusieurs niveaux. A noter que les études architecturales sont achevées et que la partie des réalisations est confiée à deux entreprises. La même localité rurale, dont les populations se plaignent du manque de plusieurs commodités de base, et plus particulièrement le problème de l’habitat, a bénéficié d’un autre projet de réalisation de 50 autres unités LSL et dont les travaux seront lancés dans les toutes prochaines semaines, apprend-on.

Par Lyazid Khaber

Wilaya de Bouira : Anarchie dans le secteur des transports

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Les voyageurs se plaignent de la mauvaise prestation assurée par les transporteurs. Le secteur échappe à toute régulation.

 

Tarifs incontrôlables et souvent exorbitants, manque de moyens de transport, pullulement des clandestins…, ce sont là les problèmes rencontrés au quotidien par les usagers des transports en commun au niveau des différentes localités de la wilaya de Bouira. En effet, la plupart des citoyens, interrogés à ce propos, mettent en cause l’absence des services de l’Etat qui, d’après nos interlocuteurs, n’assurent plus la régulation qui pourtant dépend de leurs compétences. A commencer par les tarifs de transport pratiqués « suivant l’humeur des transporteurs », à en croire nos interlocuteurs. Un peu partout, et plus particulièrement dans les zones rurales, l’on continue à se plaindre de la mauvaise prestation assurée par les transporteurs souvent à bord de moyens roulants désuets ne présentant aucun confort ni sécurité pour les voyageurs.

Du point de vue des prix pratiqués, l’on dresse un constat des plus amers : le calcul des frais de déplacement quotidiens suffit à lui seul à démontrer la nature contraignante de ces derniers. « Nous sommes saignés à blanc par ces transporteurs qui nous imposent des prix qu’ils fixent selon leurs convenances, sans prendre en considération ni la réglementation régissant le secteur encore moins le pouvoir d’achat des citoyens en perpétuelle dégringolade », nous dira Karim, un fonctionnaire faisant quotidiennement la navette M’Chedallah-Bouira sur une distance de plus de 45 km. Le prix d’un voyage à ce niveau est fixé à 40 DA, ce qui donnera une moyenne de 2000 DA par mois, voire 20% du SNMG. Cela sans y ajouter les frais des petits déplacements à l’intérieur du centre urbain. A ce niveau, le moindre déplacement est facturé à 10 DA. C’est trop, s’accordent à dire la plupart des personnes interrogées.

Dans les localités périphériques de la ville de Bouira, à l’instar du quartier de Ras Bouira, c’est le phénomène des « capsules » qui se trouve décrié, notamment par les transporteurs dûment agréés. Par ici, il y a une concurrence acharnée entre les transporteurs déclarés et les clandestins, par dizaines, qui leur prennent une bonne part du marché. Certes, les services de police interviennent souvent pour sévir contre ces faux transporteurs, mais sans pour autant mettre un terme au problème à ce niveau. Les voyageurs quant à eux se plaignent du manque de moyens de transport à chaque fois que les policiers se pointent dans les parages, ce qui, d’après nos interlocuteurs, démontre un déficit énorme en la matière. La solution : les habitants de la localité souhaitent voir les responsables de la direction des transports régulariser les propriétaires des fourgonnettes.

Ce ne sont là en fait que des exemples parmi tant d’autres, car le même constat est fait pratiquement à tous les niveaux, et c’est l’anarchie qui règne qui se trouve toujours décriée. La régulation du marché du transport passe, selon les initiés, par l’octroi de nouvelles lignes aux demandeurs et par la mise en place d’un cadre réglementaire à même d’éviter aux voyageurs les effets néfastes de ce désordre régnant.

Par Lyazid Khaber

Une trentaine de suicides en un an

Les chiffres établis récemment portent la wilaya de Bouira en haut de l’échelle au niveau national, avec au moins une trentaine de cas de suicides enregistrés depuis le début de l’année.

 

Des sources évoquent des proportions alarmantes du suicide, notamment au niveau des zones de montagne où les facteurs de la misère et du chômage sont souvent à l’origine de ces actes désespérés. On cite entre autres le cas de la daïra de Bechloul, où le nombre de suicidés s’est pratiquement décuplé ces dernières années. Durant l’été dernier, pas moins de trois suicides ont été enregistrés dans la seule commune d’El Esnam, autant dans les daïras de M’Chedallah à l’est et à Sour El Ghozlane à l’extrême sud de la wilaya. Le dernier bilan effectué par les services de la Gendarmerie nationale montre que la commune d’El Hachimia (sud de Bouira) arrive en tête des statistiques avec pas moins de 7 cas de suicide depuis le début de l’année. Ce ne sont là que des exemples, puisque la réalité démontre que les facteurs jugés comme favorisant le recours au suicide sont omniprésents. C’est dire qu’un débat de fond doit être ouvert pour comprendre les raisons de l’aggravation du phénomène du suicide.

Par Lyazid Khaber

Wilaya de Bouira : Création d’une chambre de l’artisanat

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Le secteur de l’artisanat enregistrant une nette évolution ces dernières années à Bouira s’apprête à connaître un nouveau chalenge avec notamment la mise en place d’une chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya.

 

Cette dernière qui, jusque-là, dépendait de la chambre régionale de Béjaïa, aura donc son autonomie et s’apprête à relever les défis en matière d’encadrement des artisans à ce niveau. Arezki Khendriche, et M. Zoulim, respectivement président et directeur de la chambre d’artisanat et des métiers de Béjaïa, avec lesquels nous nous sommes entretenus, ont bien accueilli la création de cette nouvelle CAM (chambre de l’artisanat et des métiers), et annoncent que le travail d’encadrement et de suivi pour la mise en place des structures se poursuivra, dés lors qu’il s’agit de la satisfaction d’une demande faite depuis des années et qui, par conséquent, permettra de mieux structurer les artisans au niveau de la wilaya de Bouira. A cela s’ajoute le changement intervenu récemment à la tête de la DPMEA (direction de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat), avec l’installation d’un nouveau directeur en la personne de Salah Boualenh en remplacement de Mme Baya Heriouk.

A ce niveau, l’on affiche déjà un changement de cap avec le parachèvement du programme de mise à niveau des entreprises mais aussi l’intégration des activités artisanales dans le chapitre des performances économiques. Au cours de cette semaine, la pépinière des entreprises de Bouira accueillera une exposition à l’occasion de la Journée nationale de l’artisanat. Cette manifestation se veut, selon ses initiateurs, porteuse d’espoir pour les artisans appelés à s’investir dans la promotion de leurs produits. Laquelle promotion se fera dans un cadre organisé, à l’image des regroupements interprofessionnels et des Nucleus encadrés par des experts de la société allemande GTZ. On note par ailleurs la prochaine création d’un centre de facilitation de la PME dont le rôle est d’assurer le suivi et l’allégement des procédures de création des nouvelles entreprises. Ce sont donc autant de perspectives qui s’annoncent et qui ont pour finalité le développement du secteur de l’artisanat.

Par Lyazid Khaber

Prétendue pourriture du tubercule à Bouira : Les barons de la semence mis en cause

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L’arrière-saison de la pomme de terre semble promettre des révélations fracassantes à propos du marché de la semence dont certains cercles continuent à entretenir le flou pour avantager les importations au détriment du produit local.

C’est du moins ce qui ressort des déclarations de certains responsables du secteur de l’agriculture qui évoquent « une machination machiavélique de certains cercles qui font tout pour battre en brèche les efforts de développement de la filière de production de la semence de pomme de terre au niveau local ». Nos interlocuteurs requérant l’anonymat mettent en cause la dernière campagne entreprise par certains agriculteurs évoquant la pourriture du tubercule comme étant la résultante de l’utilisation de la semence locale. Le directeur des services agricoles de la wilaya, M. Morsli, de son côté, dément toute information portant sur une prétendue pourrissement du tubercule. Selon lui, « des commissions ministérielles ont inspecté plusieurs champs de pomme de terre au niveau de la wilaya, et ont conclu au fait qu’il n’y a pas pourriture du tubercule ». Abdennour Boualem, producteur de pomme de terre dans la région de Aïn Bessem, dira que « la pomme de terre produite à base de semence locale est de très bonne qualité », ce qui, d’après lui, remet en cause toute spéculation à propos de la semence.

Au sujet de certains vides constatés dans les champs à travers la wilaya, on nous explique qu’il s’agit là de « ratages de planteuses dus au volume du tubercule ». Cependant, au moment où certaines parties s’agitent pour remettre en cause la qualité de la semence locale, on apprend, selon certaines sources bien au fait de la question, que « l’objectif recherché est plutôt d’avantager l’importation de la semence étrangère au profit de gros bonnets qui se font les barons de la filière ». Par ailleurs, nous apprenons que des commissions d’enquête ministérielles sont en train d’inspecter le terrain afin de vérifier la véracité de ces allégations. Cela au moment des agriculteurs de Bouira, dont des patatiers qui se disent abusés par leurs propres représentants, se préparent pour une riposte afin de demander des comptes à ces derniers, notamment au niveau de la Chambre de l’agriculture de la wilaya.

C’est là donc un autre élément qui démontre si bien que le torchon brûle entre les agriculteurs et leurs représentants au niveau de la Chambre d’agriculture. Pour ce qui est de la semence de pomme de terre qui nourrit présentement la chronique locale, les responsables du secteur rassurent quant à la disponibilité de celle-ci et son efficacité prouvée par des techniciens spécialistes en la matière.

Par Lyazid Khaber

Le Cnapest et l’Unpef mobilisés à Bouira

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Adhérant à l’appel émis par l’intersyndicale de la Fonction publique, les syndicats autonomes de l’éducation (Cnapest et Unpef) à Bouira, ont décidé d’unifier leurs rangs et mobiliser le maximum d’enseignants pour réussir l’action de grève qui sera entamée aujourd’hui pour une semaine renouvelable.

Messaoudi Zoubir, coordinateur du Cnapest, avec lequel nous nous sommes entretenus durant la journée d’hier, a déclaré que ses collègues syndicalistes du Cnapest et de l’Unpef étaient aux derniers préparatifs d’un mouvement qui comptait fédérer l’ensemble des enseignants de cette wilaya. Notre interlocuteur qui a annoncé la tenue d’une rencontre intersyndicale (Cnapest – Unpef) jeudi dernier au niveau de cette wilaya, déclare que le mouvement est représenté dans la quasi-totalité des établissements du secondaire de la wilaya. Selon lui, il est attendu une vaste adhésion des enseignants qui refusent de laisser faire les responsables de tutelle opposant la sourde oreille à leurs revendications.

Selon nos interlocuteurs syndicalistes, et selon le dernier communiqué rendu public par l’intersyndicale, les revendications formulées portent initialement sur la revalorisation du point indiciaire à 191,5 DA, permettant d’atteindre un SNMG de 38 300 DA, la modification du statut particulier des travailleurs de l’éducation et la promulgation du régime indemnitaire avec effet rétroactif depuis janvier 2008. Ce sont là les revendications qui mobilisent les enseignants qui, d’après la plupart de ceux que nous avons interrogés, attendent une réponse favorable de la part de la tutelle sommée d’aller de l’avant pour éviter que ce mouvement de grève ne s’inscrive dans le temps. A Bouira, c’est déjà la mobilisation générale qui annonçait la fermeture de tous les établissements ce matin.

Par Lyazid Khaber

Sit-in devant le siège de la wilaya

 

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Les bénéficiaires recalés des logements sociaux de la ville de Sour El Ghozlane, sont revenus avant-hier (Jeudi 05/11/2009) à la charge en organisant un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya, et ce, après l’action du même genre organisée il y a de cela à peine une semaine. Les protestataires au nombre de 36, se sont ainsi regroupé devant l’entrée de l’immeuble abritant les bureaux de la wilaya pour crier leur désarroi devant la décision jugée « inique et infondée » de la commission des recours de la wilaya. Selon nos interlocuteurs « nous avons été dépossédés des logements dont nous avons bénéficié au profit de gens dont les situations sont beaucoup mieux que nous ». M. Nacer Eddine Djella, représentant des contestataires nous dira que « nous avons choisi les chemin du dialogue, mais les autorités compétentes nous ont opposé la sourde oreille en refusant de nous recevoir alors que nos recours ont été reçus » avant d’ajouter que « le wali, lors d’un déplacement dans la région de Sour, nous a promis de nous recevoir, mais sans que cela ne soit traduit sur le terrain ». Les manifestants qui occupaient la porte d’entrée de l’immeuble durant la matinée d’hier, ont ainsi menacé de poursuivre leur protestation, et même promis d’investir la rue au niveau local si les responsables concernés continuent à ignorer leur revendication consistant en l’étude des recours au cas par cas.

Lyazid Khaber

Saharidj : Les lycéens interpellent Benbouzid

Les élèves du lycée de Saharidj (50 km à l’est de Bouira) sont en grève depuis mardi dernier. Accompagnés de leurs parents, d’enseignants et d’élus locaux, ils se sont rendus mercredi à la direction de l’éducation pour dénoncer l’attitude des responsables en charge du secteur.

Les protestataires ont ainsi brandi la menace de durcir le ton si les responsables du secteur ne prennent pas en compte leurs revendications : la dotation de l’établissement en équipements pédagogiques et en personnel. Les membres de la délégation ont regretté que toutes les correspondances adressées aux responsables compétents, dont le directeur de l’éducation, le wali de Bouira et le ministre Benbouzid soient restées lettre morte. « Le wali s’est personnellement engagé à prendre en charge nos sollicitations, mais il s’est avéré qu’il ne s’agit là que de fausses promesses », diront nos interlocuteurs. M. Azidane, représentant des enseignants qui fera un exposé des actions entreprises depuis novembre 2007, dira que « plusieurs rapports ont été envoyés à qui de droit, mais la situation demeure la même, et les élèves sont privés du minimum de moyens pédagogiques, dont les équipements de laboratoire qui privent les lycéens des séances des travaux pratiques, jamais effectuées à ce niveau ».

M. Mghellat, représentant de l’Association des parents d’élèves soutient quant à lui que les responsables « ont fait preuve d’ingratitude à notre égard, et aujourd’hui, pour fuir leurs responsabilités, ils se cachent dans leurs bureaux en refusant de nous recevoir, ne serait-ce que pour nous entendre ». En réaction à ce comportement jugé indigne, les membres de la délégation déclarent ne pas reculer et maintiennent leur action jusqu’à satisfaction de leurs revendications. La même position est partagée par M. Ouarab, vice-président de l’APC de Saharidj, qui dira que l’assemblée communale a saisi les responsables à propos de ce cas, mais sans suite. Sur ce, les élèves, toujours en grève, interpellent le ministre de l’Education nationale pour prendre les mesures adéquates, faute de quoi ils menacent d’investir la rue.

Par Lyazid Khaber

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