Archive pour 'Economie'

Prétendue pourriture du tubercule à Bouira : Les barons de la semence mis en cause

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L’arrière-saison de la pomme de terre semble promettre des révélations fracassantes à propos du marché de la semence dont certains cercles continuent à entretenir le flou pour avantager les importations au détriment du produit local.

C’est du moins ce qui ressort des déclarations de certains responsables du secteur de l’agriculture qui évoquent « une machination machiavélique de certains cercles qui font tout pour battre en brèche les efforts de développement de la filière de production de la semence de pomme de terre au niveau local ». Nos interlocuteurs requérant l’anonymat mettent en cause la dernière campagne entreprise par certains agriculteurs évoquant la pourriture du tubercule comme étant la résultante de l’utilisation de la semence locale. Le directeur des services agricoles de la wilaya, M. Morsli, de son côté, dément toute information portant sur une prétendue pourrissement du tubercule. Selon lui, « des commissions ministérielles ont inspecté plusieurs champs de pomme de terre au niveau de la wilaya, et ont conclu au fait qu’il n’y a pas pourriture du tubercule ». Abdennour Boualem, producteur de pomme de terre dans la région de Aïn Bessem, dira que « la pomme de terre produite à base de semence locale est de très bonne qualité », ce qui, d’après lui, remet en cause toute spéculation à propos de la semence.

Au sujet de certains vides constatés dans les champs à travers la wilaya, on nous explique qu’il s’agit là de « ratages de planteuses dus au volume du tubercule ». Cependant, au moment où certaines parties s’agitent pour remettre en cause la qualité de la semence locale, on apprend, selon certaines sources bien au fait de la question, que « l’objectif recherché est plutôt d’avantager l’importation de la semence étrangère au profit de gros bonnets qui se font les barons de la filière ». Par ailleurs, nous apprenons que des commissions d’enquête ministérielles sont en train d’inspecter le terrain afin de vérifier la véracité de ces allégations. Cela au moment des agriculteurs de Bouira, dont des patatiers qui se disent abusés par leurs propres représentants, se préparent pour une riposte afin de demander des comptes à ces derniers, notamment au niveau de la Chambre de l’agriculture de la wilaya.

C’est là donc un autre élément qui démontre si bien que le torchon brûle entre les agriculteurs et leurs représentants au niveau de la Chambre d’agriculture. Pour ce qui est de la semence de pomme de terre qui nourrit présentement la chronique locale, les responsables du secteur rassurent quant à la disponibilité de celle-ci et son efficacité prouvée par des techniciens spécialistes en la matière.

Par Lyazid Khaber

POMME DE TERRE / Le pari non encore gagné de la régulation

Pomme de terrePomme de terre

La pomme de terre, ce produit de base consommé quotidiennement par toutes les familles algériennes, demeure au centre d’un intérêt économique croissant, et son exploitation ne manque pas d’encourager les nouveaux venus dans le domaine de l’agriculture qui y trouvent la bonne affaire. Pourtant, il n’y a pas six mois de cela, les choses ne se présentaient pas ainsi, dés lors que la crise vécue l’année dernière allait bien décourager des patatiers de première heure.

Le premier dispositif de régulation dit Syrpalac (système de régulation des produits de large consommation) lancé en juillet 2008 qui promettait des résultats fiables, n’a finalement produit que des mécontentements. Des producteurs patatiers, notamment dans les wilayas du centre du pays, à l’image de Bouira, Médéa et/ou Ain Defla, se sont vu tout simplement arnaqué par certains propriétaires de chambres froides dûment agréé par l’état dans le cadre de la mise en œuvre dudit dispositif.

A Bouira où le nombre de contestataires était plutôt élevé, l’on est même arrivé à des actions de rue et des motions de contestation ont été envoyées en hauts lieux par les agriculteurs réunis autour de l’association des maraîchers de cette wilaya.

Une année après, alors que les autorités en charge du secteur tentaient de relativiser les choses, avec notamment la mise en valeur du coté production, seul moyen pouvant garantir, selon eux, la pérennité du produit local et par là le développement du potentiel agricole national. A Bouira, les responsables de la DSA, à leur tête M. Morsli, n’ont pas cessé durant tout ce temps là à exhiber les réalisations faites au cours des tous derniers mois en intégrant la culture du tubercule comme élément essentiel de l’agriculture au niveau de cette wilaya.

En effet, cette culture était jusque là limitée à quelques centaines d’hectares qu’on trouvait dans les plateaux d’El Esnam dans la daïra de Bechloul et dans celui des Aribs du coté de Ain Bessem, alors que maintenant, la wilaya de Bouira est classée première à l’échelle nationale en matière de production de la pomme de terre. Les dernières estimations de la DSA de Bouira portent la superficie des champs exploités pour les besoins de cette culture à 4700 ha, alors que la production de la dernière saison dépassait 1 million de quintaux.

UN SYRPALAC BIS POUR COLMATER LES  FAILLES D’UNE GESTION

Par la suite, les pouvoirs publics qui reconnaissaient – à demi-mot – l’échec de la première tentative de régulation du marché de la pomme de terre, avec bien sûr la mise en cause de certains partenaires dudit programme, saisiront l’occasion de la dernière saison pour rebondir avec un nouveau dispositif qui n’est en vérité, qu’un réaménagement du premier Syrpalac.

La note signée du secrétaire général du ministère de l’agriculture en date du 18 mai 2008, enjoignant aux DSA de préparer la mise en œuvre de la deuxième version du Syrpalac a été on ne peu mieux claire. Il y est écrit que « l’expérience et les enseignements tirés lors de la mise en œuvre du système de régulation de la pomme de terre ‘saison 2008′ ont conduit le ministère à mettre en place un (nouveau) dispositif de régulation réajusté dans sa conception et son fonctionnement ».

Dans ce nouveau dispositif, la réforme majeure est celle ayant pour finalité la garantie du paiement des producteurs patatiers, et ce avec la centralisation de l’opération de stockage dont le ministère avait chargé, en vertu d’une convention bilatérale, la SGP/TRODA (société de gestion des participations ‘’productions animales ») de prendre en charge et de suivre l’opération sous le contrôle accru des services agricoles au niveau des wilayas et représentant le département de tutelle.

L’objectif étant d’abord d’éviter les erreurs du passé, affirment des sources proches du dossier. Les mêmes sources précisent que ledit dossier est suivi de prêt par le ministre Rachid Benaïssa qui accordait beaucoup d’importance à la réussite du nouveau dispositif. La finalité étant de préserver les revenus des agriculteurs et la stabilisation des prix à la consommation notamment en période de soudure.

Le pari serait-il gagné ? Oui ! Diront les responsables du secteur qui, pour le cas de Bouira (à titre d’exemple) citent le fait de la régulation du circuit de production avant d’évoquer celui de la commercialisation. Pour ce deuxième volet (la commercialisation) la balle est interjetée entre les différents intervenants dont ceux du commerce qui affirment avoir joué le jeu du contrôle et ceux de l’agriculture qui se félicitent des résultats concrétisés.

D’un coté comme de l’autre, on arrive à peine à expliquer les fluctuations du marché presque totalement dérégulé. L’autre facteur évoqué par les initiés est celui de la qualité du tubercule disponible à la vente. Selon certains spécialistes requérrant l’anonymat « le marché de la pomme de terre est tellement stratégique pour l’avenir de l’agriculture dans notre pays, qu’il cache bien des faillent que ne semble maîtriser que les spéculateurs qui trouvent toujours le moyen de tourner les circonstances à leur faveur ».

DES FLUCTUATIONS QUI NE REPONDENT A AUCUNE LOGIQUE ECONOMIQUE

Certes, le prix de la patate a connu une certaine stabilité au cours des deux derniers mois, avec un prix à la vente allant de 20 DA à 50 DA, mais la qualité laisse souvent à désirer, si l’on croit les consommateurs et les connaisseurs en la matière. Le consommateur algérien doit, dans ces circonstances, adopter le produit conservé même en pleine période d’arrachage.

« Cela fait plusieurs mois depuis que nous n’avons plus le droit à un produit frais, et la bonne qualité de pomme de terre semble bien disparaître de nos marchés pour laisser place à un produit souvent abîmé et dont la qualité nutritive est amoindrie » dira Mohand un commerçant de fruit et légume que nous avons rencontré au marché de Bouira. Le même avis est partagé par plusieurs citoyens que nous avons interrogés. Certains de nos interlocuteurs y voient l’un des inconvénients du Syrpalac qui impose aux consommateurs le tubercule ayant transité par les chambres froides.

Autre facteur, la persistance des fluctuations des prix de la pomme de terre sur les marchés de détail. Cet élément de l’analyse devait à priori requérir des raisons objectives en relation – suivant la logique économique – à la loi de l’offre et de la demande, mais les choses se présentent tout à fait autrement à en croire les analystes du marché.

Dans les régions les plus réputées pour leur surproduction de pomme de terre, notamment dans les 3 wilayas précitées (Bouira, Médéa et Ain Defla) le consommateur est loin d’être à l’abri de ses fluctuations. L’on veut pour preuve le début du mois de carême où celle-ci avait connu une augmentation avant de se stabiliser dans la fourchette des 40/50 DA/Kg.

L’état ayant agit par destockage de quantités importantes de pomme de terre, a inondé le marché, mais sans pour autant produire l’effet escompté permettant au consommateur d’acquérir le bon tubercule à un prix abordable. Car, à juger du pouvoir d’achat qui connaît une dégringolade vertigineuse ces dernières années, le kilo de pomme de terre à 50 DA demeure toujours hors de portée.

Ainsi, si l’on fait fi de la qualité du produit déstocké, il serait de même pour ce qui est de la garantie de stabilisation des prix qui n’a jamais été assurée au consommateur. C’est le cas d’ailleurs de ces derniers jours où les prix de la pomme de terre reprennent leur ascension. En fin de la semaine écoulée, et à quelques jours de la fête de l’Aïd El Fitre, la pomme de terre est affichée à pas moins de 70 DA/Kg. C’est là une preuve irréfragable de la persistance de la spéculation sur le marché où les raisons subjectives sont souvent à l’origine de ces fluctuations.  C’est dire que beaucoup reste encore à faire pour espérer gagner le pari de la régulation d’un marché où beaucoup d’acteurs se partagent le gâteau.

Lyazid Khaber

VOIE DE COMMUNICATION ROUTIERES / Ces routes que le développement n’emprunte pas

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L’autoroute est-ouest, projet gouvernemental dirigé par le département de Amar Ghoul, arrive à peine à permettre quelques échappatoires à une circulation routière de plus en plus dense. La qualité des travaux sur certains tronçons laisse tout de même à désirer. Les 101 Km d’autoroute promis ne sont pas encore livrés dans leur totalité. En effet, sur les trois tronçons du projet, seuls ceux de Lakhdaria – Bouira sur 33 Km et de Bouira – El Adjiba, sur 26 Km se trouvent partiellement livrés ; au moment où la troisième tranche du projet, le tronçon El Adjiba – limite Est de la wilaya, sur 16 km, se trouve encore en chantier, et sa livraison n’est pas pour demain. Actuellement, des travaux supplémentaires d’élargissement et de réalisation d’un troisième voie au niveau du tronçon Djebbahia – Bouira sont en cours de réalisation, provoquant d’énormes embouteillages sur la RN5 utilisée comme déviation. Le délai de 10 jours accordés à l’entreprise étant déjà expiré, mais la situation reste en l’état. Les promesses du ministre des travaux publics, allant jusqu’à brandir la menace de sévir contre les entreprises retardataires demeurent à leur stade de mots lâchés dans l’air. D’autre part, le réseau routier estimé 2 225 Km, demeure encore à l’état rudimentaire en dépit des travaux de rafistolage engagés ici et là. L’on veut pour preuve les travaux dits de modernisation des routes nationales représentant un taux estimé à 16% de la totalité du réseau routier de la wilaya, qui traînent encore non sans causer d’énormes désagréments aux usagers.

L’exemple le plus illustratif de ces retards demeure sans conteste celui de la RN 30 reliant le chef-lieu de la daïra de M’chedallah à Beni Yenni, via le col de Tizi n’Kouillal, sur une trentaine de kilomètres et dont les travaux – toujours en cours – ont été entamés il y a de cela 5 années. Pour rester dans le transport, servitude de base et voie de communication permettant le développement des activités économiques et commerciales, l’on ne peut faire l’impasse sur les chemins de fer qui se trouvent – curieusement – en état de stagnation. Sur ce, le plan de soutien à la croissance conçu en début de ce quinquennat, prévoyant le passage de la ligne à grande vitesse (LGV) par cette wilaya et qui devrait s’étendre sur 240 Km de Méliana à Bourdj Bou Arreridj, n’arrive toujours pas à donner de résultats. Pis encore, ce réseau du rail a même connut, dans certains endroits, des dégradations ayant pour conséquence directe de freiner l’activité de transport ferroviaire. Il en témoigne les longs mois de fermeture de la voie ferrée Alger-Bouira, suite à l’accident de Ammal (Boumerdes) le mois de février 2008.

Lyazid Khaber

DEVELOPPEMENT A BOUIRA / Au détour du plan quinquennal

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Etant arrivé à l’échéance du plan quinquennal 2005-2009, les pouvoirs publics en passe d’entamer un nouveau plan du genre arrivent à peine à tracer les contours d’un bilan. A Bouira, cette wilaya où, il y a une année à peine, on promettait monts et merveilles, les choses demeurent en l’état. En l’absence de données fiables au niveau des différentes directions limitées à venter les mérites du nouveau wali et/ou des différents programmes de développement, les résultats sur le terrain tardent à venir. Certes, la culture des bilans, économiques et chiffrés soient-ils, n’arrive tout de même pas à y faire son petit bonhomme de chemin. Cependant, les données du terrain, celle récoltées lors des sorties triomphalistes des responsables locaux et/ou lors de visites rendues officielles par la forces des… ministres, nous permettent néanmoins d’établir, ne serais-ce qu’un croquis de ce qui est advenu d’appeler – selon le jargon officielle – « Les réalisations entreprises dans le cadre du plan quinquennal ». Ainsi, de plan de relance économique, développement rural et agricole, promotion de l’investissement, amélioration urbaine, plan spécifique de développement des Hauts-Plateaux…etc. ne subsiste que les titres en grandes manchettes tirés à des milliers d’exemplaire de la presse nationale réduite dans sa majorité, à répercuter les « spams » des réseaux administratif conventionnels.

En effet, l’on se rappel bien que l’annonce en grande pompe des « grands projets structurants » dont a bénéficié cette wilaya a bien attendu la fin de l’année 2007 pour se voir étaler, pour cause de retards énormes enregistrés dans la réalisation. Là, on s’épargne les raisons de ces blocages que d’aucuns – à tort ou à raison – attribuent à la gestion dirigée par l’ex-wali, Abdelkader Farsi, qui, dés son départ en mai 2008, se voit désigné comme étant à la source d’un retard considérable dans la mise en œuvre des différents projets. Pourtant, et pour la petite histoire, c’est à celui-ci qu’échoira la tâche d’annoncer ces grands projets, dont des barrages, routes, amélioration urbaine, investissement…etc. La venue du nouveau locataire du siège de Draâ El Bordj (siège de wilaya), Ali Bouguerra, avec en prime une nouvelle façon de gérer « les cortèges folkloriques » donna de l’allure à l’activité sectorielle qui, au cours de route, ne manquera pas de dévoiler les insuffisances remarquables que les sorties presque quotidiennes et les promesses difficiles à tenir du wali, ne pourraient résoudre en un tour de main. Blabla selon certains, volonté selon d’autres, mais le bilan du wali n’est pas aujourd’hui notre propos…

En somme, la wilaya connaît présentement les mêmes retards dans la réalisation des projets et les promoteurs locaux continuent à se plaindre de la gestion anachronique dont se morfonde encore l’administration. Il en témoigne le déficit enregistré ces dernières années dont le dernier bilan établi au niveau de la DPAT porte le déficit à plus de 55% des programmes inscrits dans le cadre du plan quinquennal. C’est dire qu’il y a bien échec de la gestion.

Coté chiffres : 500 milliards de dinars ont été prévus au déboursement dans le cadre du plan de relance et 81 autres milliards dans le cadres du plan de développement des Hauts-Plateaux. Le nombre de projets inscrits est de 2 363 pour le premier plan et 88 autres pour le second.

Lyazid Khaber

COMPTANT PARMI LES PREMIERES WILAYAS PRODUCTRICES DE CEREALES / Bouira table sur une récolte exceptionnelle

Par Lyazid Khaber

La production céréalière nationale est, selon les prévisions faites, appelée à connaître un bond cette année. La saison 2009-2010 serait encore plus favorable pour une production céréalière abondante si l’on se tient aux prévisions des services agricoles qui viennent de donner le coup d’envoi de la campagne labours semailles.

Le ministre de l’agriculture et du développement rural, M. Rachid Benaïssa, dans une réunion tenue récemment dans le cadre de la préparation de la campagne labours-semailles 2009/10, et regroupant les directeurs des CCSLS, des chambres de l’agriculture et autres institutions techniques intervenant dans la filière, insistait sur le fait que cette nouvelle campagne doit impérativement consolider les résultats déjà obtenus. Des résultats pour le moins satisfaisant dans la mesure où, pour la seule année 2009, l’Algérie a enregistré un record de 61,2 millions de quintaux (Qx), contre une moyenne de 30 millions Qx ces dernières années. Pour soutenir cet effort, le ministre indiquait à l’APS que « des marges de progrès existent que ce soit dans l’application des techniques de production, dans l’organisation et dans l’encadrement technique et économique ».

A Bouira, où la céréaliculture compte parmi les segments stratégiques de la politique de développement et du renouveau rural chapeautée par le département de Rachid Benaïssa, aux cotés de la pomme de terre et de l’apiculture, la nouvelle saison s’annonce porteuse de grands espoirs. A en croire les déclarations des responsables de la DSA (direction des services agricoles), la wilaya de Bouira qui a enregistré l’année passée une récolte estimée à plus d’un million de Quental, prévoit une nette progression pour la saison en cours.

Selon toujours les mêmes sources, la wilaya classée première à l’échelle nationale, a élaboré un plan quinquennal avec un contrat de performance et obligation de résultat. Lequel plan permettra une nette évolution de la production locale dont la croissance prévisionnelle est estimée à 13% d’ici 2013. En terme de superficie à emblaver, l’on table sur un peu plus de 80000 ha réservés exclusivement pour la culture des céréales. Pour ce qui est du détail, l’on prévoit présentement l’emblavement de 53200 ha de blé  (dur et tendre), 25000 ha d’orge et 1600 ha d’avoine.

De nouvelles mesures pour soutenir l’effort de production

Pour mieux fructifier l’investissement engagé par le passé, les services chargés du suivi de la production au niveau de cette wilaya, ont basé leur stratégie sur les nouvelles mesures prises par le ministère de tutelle dans le cadre de l’accompagnement des céréaliculteurs durant tout le processus de production. Ainsi, l’apport de l’état et le soutien direct se décline sous diverses formes, que ce soit en matière d’engrais, de semences et/ou de d’équipements agricoles dont l’acquisition est désormais possible dans le cadre du leasing.

En plus de la facilitation de l’accès aux moyens de production assurés aux agriculteurs, les responsables du secteur de l’agriculture rassurent quant à la disponibilité des intrants agricoles nécessaires pour une bonne récolte. Du coté de la CCSLS (coopérative des céréales et des légumes secs), nous apprenons que les stocks de semences disponibles suffiraient à couvrir les besoins de la wilaya pour cette saison. La quantité globale est estimée à plus de 45000 Qx. Autant pour les engrais où l’on enregistre une disponibilité de quelques 33000 Qx.

D’autre part et pour améliorer au mieux le rendement, les responsables du secteur qui disent appliquer les directives du ministère de tutelle, comptent apporter de nouvelles améliorations et des correctifs tout en se basant sur les enseignements tirés des campagnes précédentes. Ainsi et pour inciter les agriculteurs à améliorer leur niveau de production, il a été décidé le maintient des prix incitatifs appliqué depuis l’année 2008, à savoir 4.500 DA/Qx pour le blé dur, 3.500 DA/Qx pour le blé tendre et 2.500 DA/Qx pour l’orge. Cela en dépit de la baisse des cours de ces matières sur les marchés internationaux.

D’autre part, c’est les prix des engrais qui seront soutenus par l’état dont une partie sera prise en charge dans le cadre du programme national de soutien à la production de l’engrais azoté, affirment des sources proches du ministère. Autant pour ce qui est des capacités des CCLS, qui seront soutenues en matière de renouvellement et de modernisation de leur moyens ainsi que des capacités de stockage. A Bouira, c’est les silos de l’ex-unité Eriad de Ain Bessem qui sont appelés à la rescousse pour recevoir la production céréalière de la wilaya. Ces équipements jusque-là laissés en jachère, ont été réinvestis suite à une décision du wali qui les attribua à la CCLS. Ce sont là la plupart des mesures incitatives dont la finalité est d’améliorer le rendement en céréales, et par là réduire la facture nationale d’importation en la matière. Cela en dépit du fait que, de la reconnaissance même du ministre de tutelle, l’Algérie continuera à importer du blé, mais à des quantités beaucoup moins importantes que dans le passé.
 

Le projet de la ZET de Tala Rana en souffrance

massifdedjurdjura.jpgAnnoncé en grande pompe par les autorités de la wilaya de Bouira, il y a de cela une année (en février 2008), le projet d’exploitation de la zone d’extension touristique (ZET) de Tala Rana, situé à 1400 mètres d’altitude au nord du chef-lieu de commune de Saharidj, notamment dans son volet réalisation d’un complexe touristique, semble traîner en longueur et risque même de ne pas voir le jour pour cause d’embûches bureaucratiques, apprend-on auprès de l’APC de ladite commune.

 

Pourtant, le projet en question, initié dans un premier temps par l’APC avant d’être attribué à un promoteur privé, avait eu la validation du Comité d’assistance pour la localisation et la promotion de l’investissement (Calpi). Le promoteur, qui prévoyait la création d’un centre de loisirs avec une infrastructure d’accueil de 18 chambres, un restaurant, une cafétéria et autres servitudes, avait entamé les démarches nécessaires en mobilisant un financement estimé à 40 millions de dinars, dont la première incidence, selon le plan initial, est la création d’une trentaine d’emplois directs. Cependant, au moment où il venait à mettre en œuvre le projet, des problèmes sont apparus quant à la cession du terrain devant accueillir le complexe touristique. Ainsi, les démarches entreprises avec l’APC en vue de l’établissement d’un bail de location ont été confrontées à la position prise par la direction des domaines qui refusait de donner son accord, dès lors que, légalement, l’APC de Saharidj n’avait aucun droit sur le foncier désigné.

La raison invoquée est que l’arrêté d’attribution de terres au titre de la réserve foncière communale délivrée le 15 mai 1974 n’a pas été publié. L’information nous a été confirmée par un responsable de la conservation foncière de la wilaya de Bouira, qui dira que dans les conditions actuelles, cette question relève des services des Domaines publics. Pour ce qui est de la possibilité de publier l’arrêté d’attribution afin de lever toute équivoque, celui-là nous informe qu’il est pratiquement impossible de procéder à sa publication. Le maire de Saharidj a, dans une correspondance de juin dernier, demandé la publication de ce document datant de 1974, a reçu la même réponse le 26 octobre 2008, où il est précisé que « cette propriété dont la superficie est de 13,5 ha est comprise dans les domaines publics portant n°8 du plan de rattachement de M’chedallah et qui fait partie des domaines forestiers », avant d’ajouter que « vu l’opposition de la direction des domaines publics quant à la régularisation de ce dossier, il est décidé le refus de la publication de cet arrêté ».

Ce que le maire de Saharidj, Ali Belkacemi, considère comme un déni envers sa localité qui n’a d’autre investissement que celui-là. Notre interlocuteur en veut pour preuve l’exploitation sans équivoque d’assiettes foncières du genre dans d’autres communes de la région et pas dans la sienne. Sur ce, il demande l’intervention des autorités compétentes, à commencer par le wali, pour solutionner ce problème administratif et permettre la réalisation de ce projet dont l’importance pour la commune, et par extension pour toute la région, n’est pas à démontrer.

in El Watan du 17 février 2009
Par Lyazid Khaber

Artisanat à Bouira

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4000 activités artisanales créées cette année

In El Watan le Mercredi 26 Novembre 2008

La wilaya de Bouira qui vient de baisser rideau de la énième foire de l’artisanat, organisée du 12 au 14 novembre, semble amorcer un processus d’évolution remarquable, d’autant que, d’après les artisans, premiers concernés, tous les indicateurs indiquent une nette amélioration des conditions d’exercice de ces pratiques jusque-là reléguées au second plan.

En effet, durant cette foire, organisée dans le cadre de la célébration de la journée nationale de l’artisanat et ayant vu la participation de plusieurs artisans venus de sept wilayas du pays, l’accent a été mis sur l’accompagnement de l’effort local d’évolution des métiers de l’artisanat. C’est ainsi et dans cette logique même qu’intervient la mise en œuvre des programmes d’accompagnement et d’orientation des artisans, à l’instar du SPL (système productif local) et de la création en perspective de Nucleus.

Des initiatives qui, par ailleurs, n’ont pas manqué de susciter l’adhésion des artisans locaux dont le nombre ne cesse de grandir. A se fier aux chiffres avancés par la direction de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat (Pmea) de la wilaya, pas moins de 1870 artisans sont recensés à la fin du mois d’octobre dernier. Quant au branches d’activité pour le moins diverses dans cette wilaya au riche patrimoine culturel traditionnel, l’on décompte 1267 dans les métiers de l’industrie traditionnelle des services, 345 dans la production de biens et en fin 260 dans les métiers de l’artisanat traditionnelle. Sur le volet promotion de l’investissement dans la filière et plus particulièrement l’accompagnement des petits promoteurs artisanaux, dont le financement est pris en charge par le Fonds national de promotion des activités traditionnelles, le dernier bilan établi par la direction de la PME et de l’artisanat, estime l’enveloppe allouée en 2008 à 14 millions de dinars. Cela pour la réalisation de quelques 150 projets, tous relevant de l’artisanat et portant principalement sur l’ébénisterie, la bijouterie, la fabrication du couscous et la tapisserie. Pour les prévisions et tout en prenant, bien sûr, en considération l’engouement sans cesse croissant des artisans, visiblement boosté par la mise en pratique des dispositifs d’aide, l’on table sur la création d’au moins 4000 activités artisanales d’ici la fin de l’année en cours. Selon les responsables du secteur, la concrétisation des objectifs tracés ne manquera pas d’être renforcé par l’ouverture prochaine d’un «centre de facilitation» pour la petite et moyenne industrie dans la structure d’accueil sera réalisée au niveau de la ville de Bouira. Ce centre fera donc office de centre d’affaire pour l’orientation et la sensibilisation.

Lyazid Khaber

Oléiculture à Bouira : Une filière en voie de professionnalisation

La wilaya de Bouira, comptant parmi les wilayas du pays les plus productives de l’huile d’olive, s’apprête en ce début de campagne de cueillette à mettre en valeur ses capacités productives, mais surtout à s’aligner sur les standards internationaux, notamment en matière d’exportation du produit local vers l’étranger.

L’initiative qui a commencé à se dessiner, il y a de cela quelques années, avec notamment l’apparition de certains producteurs reconvertis dans l’exportation, à l’image de l’oléifacture Ithri Olive de M’chedallah, qui s’est investie dans la conservation et l’exportation du produit local vers plusieurs pays d’Europe notamment, semble bien prendre son élan avec en prime l’introduction de nouvelles mesures d’accompagnement des professionnels de la filière. C’est dans cette optique même, et non sans l’établissement de partenariats durables avec les services publics et certains organismes internationaux, qu’une coopérative professionnelle pour la valorisation de l’huile d’olive locale, regroupant oléiculteurs et oléifacteurs, a été récemment créée au niveau de cette wilaya.

Labellisation

Selon les services de la DSA assurant le suivi de l’évolution de la filière et l’encadrement de la mise en œuvre des différents programmes mis en branle, cette coopérative aura pour mission de créer un cadre de partenariat local et par là assurer un contrôle accru du processus de production de l’huile, partant de la cueillette jusqu’à la phase finale qui est la transformation au niveau des huileries. Par conséquent, indiquent les initiateurs, il sera question de mettre en œuvre une nouvelle stratégie de développement de la filière qui se traduira notamment par l’amélioration du processus de production dans le sens de son alignement sur les standards internationaux. Une idée qui ne manque pas d’encourager les professionnels à l’instar de M. Saoudi, d’Ithri Olive, qui parle déjà d’un objectif de labellisation du produit local. Un objectif qui n’est pas pour autant loin à atteindre, puisque l’on ne cesse d’enregistrer une nette progression de l’activité au niveau local. D’ailleurs, si on se fie aux prévisions établies par les techniciens de la DSA de Bouira, pour la présente campagne, celle-ci sera la meilleure depuis au moins 4 ans, avec une production estimée à juste titre à près de 5 millions de litres d’huile d’olive. La superficie réservée à l’oléiculture, quant à elle, connaît aussi une extension fulgurante ces dernières années – à la faveur notamment du programme de soutien à l’essor oléicole entrepris dans le cadre du PNDA – avec pas moins de 21 560 ha représentant un taux d’occupation de plus de 75% de l’assiette arboricole et de 10% de la superficie agricole utile (SAU).

Le rendement à l’hectare suivra avec une légère hausse comparativement à la campagne de 2007 où l’on a enregistré une fluctuation de 6 à 10 q d’olives à l’hectare, alors que cette année, l’on s’attend à une productivité de 15 q/ha. Ce sont là donc des indices de production prometteurs qui ne manqueront pas de trouver, par ailleurs, un accompagnement sur le plan transformation puisque, notons-le, la wilaya de Bouira compte un parc de transformation oléicole de quelque 184 huileries. Ainsi, la commercialisation, et particulièrement l’exportation, se trouve facilitée par la valeur nutritive incontestable de l’huile produite localement et qui est très appréciée pour le très faible taux d’acidité qu’elle contient qui est généralement de 0,1%. Un taux qui, toutefois, risque de s’élever si les conditions de production et de conservation appropriées ne sont pas prises en compte. Un écueil que les oléiculteurs et autres oléifacteurs de Bouira comptent contourner en développant un circuit de production bâti sur le partenariat.

Lyazid Khaber

In El Watan le 25 novembre 2008

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