Saharidj : Les lycéens interpellent Benbouzid

Les élèves du lycée de Saharidj (50 km à l’est de Bouira) sont en grève depuis mardi dernier. Accompagnés de leurs parents, d’enseignants et d’élus locaux, ils se sont rendus mercredi à la direction de l’éducation pour dénoncer l’attitude des responsables en charge du secteur.

Les protestataires ont ainsi brandi la menace de durcir le ton si les responsables du secteur ne prennent pas en compte leurs revendications : la dotation de l’établissement en équipements pédagogiques et en personnel. Les membres de la délégation ont regretté que toutes les correspondances adressées aux responsables compétents, dont le directeur de l’éducation, le wali de Bouira et le ministre Benbouzid soient restées lettre morte. « Le wali s’est personnellement engagé à prendre en charge nos sollicitations, mais il s’est avéré qu’il ne s’agit là que de fausses promesses », diront nos interlocuteurs. M. Azidane, représentant des enseignants qui fera un exposé des actions entreprises depuis novembre 2007, dira que « plusieurs rapports ont été envoyés à qui de droit, mais la situation demeure la même, et les élèves sont privés du minimum de moyens pédagogiques, dont les équipements de laboratoire qui privent les lycéens des séances des travaux pratiques, jamais effectuées à ce niveau ».

M. Mghellat, représentant de l’Association des parents d’élèves soutient quant à lui que les responsables « ont fait preuve d’ingratitude à notre égard, et aujourd’hui, pour fuir leurs responsabilités, ils se cachent dans leurs bureaux en refusant de nous recevoir, ne serait-ce que pour nous entendre ». En réaction à ce comportement jugé indigne, les membres de la délégation déclarent ne pas reculer et maintiennent leur action jusqu’à satisfaction de leurs revendications. La même position est partagée par M. Ouarab, vice-président de l’APC de Saharidj, qui dira que l’assemblée communale a saisi les responsables à propos de ce cas, mais sans suite. Sur ce, les élèves, toujours en grève, interpellent le ministre de l’Education nationale pour prendre les mesures adéquates, faute de quoi ils menacent d’investir la rue.

Par Lyazid Khaber

Ferhat Balouli: Président de l’association de la promotion du livre à Bouira

 

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« Notre association, un trait d’union entre auteur et lecteur »

Vulgariser les formes d’écriture, promouvoir les espaces de lecture, orienter les auteur… Ferhat Balouli, enseignant universitaire présente, son association de promotion du livre, un première à Bouira.

 

-  Votre initiative est une première au niveau local. Quelles sont vos ambitions ?

Notre association se propose d’accompagner les auteurs en herbe, au niveau de la région d’abord, et d’ailleurs par la suite. Avec nos modestes moyens, nous cherchons à créer une dynamique d’écriture et de lecture dans laquelle chaque œuvre doit trouver sa place. Notre objectif : vulgariser les différentes formes d’écriture.

-  De quelle manière comptez-vous agir ?

L’acte d’écrire doit passer impérativement par celui de la lecture. L’auteur qui trouve son lectorat, l’identifie et se met à sa disposition, aura les moyens de transmettre son message. De là, nous pensons que le meilleur mécanisme à développer pour prétendre promouvoir le livre est celui de la diversification des espaces de lecture. Lecture publique comprise. Donc, c’est à ce niveau que notre association compte intervenir. Elle jouera le rôle de trait d’union entre auteur et lecteur.

-  En Algérie, ce n’est pas facile d’être auteur…

Dans notre pays, le domaine de la publication relève plutôt du « commercial ». Ce qui, par conséquent, induit un déficit en matière de promotion de la valeur intellectuelle des œuvres. Ajoutez à cela, le fait que la plupart des auteurs, notamment les nouveaux, méconnaissent les lois régissant ce domaine. C’est dans cette optique que notre association se propose de mieux les encadrer et les orienter. Elle se veut un espace de libre débat où les auteurs ne seront pas soumis à la censure et ni à l’autocensure. L’idée du débat a toujours été à l’origine de la lutte contre tout forme d’obscurantisme.

Par Lyazid Khaber

in El Watan Week-end du 06 Novembre 2009

Bouira / Des logements pour les journalistes

Les journalistes exerçant au niveau de la wilaya de Bouira vont en fin espérer échapper à la précarité en matière de logements, et ce avec le lancement, la semaine écoulée, des travaux de réalisation d’un projet de 32 logements destinés aux professionnels de la presse travaillant dans les secteurs public et privé.

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L’initiative a été prise, pour rappel, par le wali de Bouira, suite à la sollicitation des journalistes qui ont demandé à ce que l’Etat leur attribue des logements au niveau de la ville de Bouira, afin de faciliter leur tâche et les rapprocher des lieux de leur travail. Chose faite, puisque les autorités de wilaya ont ordonné la réservation d’un site spécialement à cet usage, en lieu et place de l’ex-abattoir municipal (POS U13) qui venait juste d’être délocalisé. Les services de l’OPGI de Bouira qui chapeautent l’opération ont procédé à la confection des dossiers. Laquelle opération ayant été clôturée récemment, à en croire des sources proches de cet organisme. Le projet va ainsi bénéficier aux journalistes et autres travailleurs de la presse répondant aux exigences légales en la matière. Ainsi et dans un délai de 12 mois, les bénéficiaires vont enfin finir avec l’éternel tracas des va-et-vient quotidiens qui, pour certains, prennent des heures avant de pouvoir accomplir leur mission d’information. Le projet en question, dont l’étude et la conception architecturale ont été effectuées par le bureau d’études Hellal, a été donc confié à une entreprise de construction qui a d’ores et déjà entamé les travaux. Il s’agit de la réalisation de deux blocs sur une superficie habitable de 1023 m2, apprend-on auprès du maître de l’œuvre.

Par Lyazid Khaber

Tamezyavt (Tubirets) : Des citoyens s’opposent à l’expropriation

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A peine le tronçon autoroutier El Adjiba-El Biban livré que les inquiétudes des propriétaires des terres longeant l’autoroute, notamment dans la commune d’Ahnif, à l’est de Bouira, se font jour.

En effet, les citoyens habitant le village Tamezyavt, à une dizaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la commune d’Ahnif, à 35 km de Bouira, sont montés dernièrement au créneau pour dénoncer « des pratiques dont les dessous ne sont pas encore connus » des autorités dont l’erreur est d’envoyer sur le terrain des équipes de topographes qui procèdent à des levés sans consultation des propriétaires et encore moins de les informer sur l’objet de leur déplacement, affirment des citoyens de ce village que nous avons rencontré sur place. Vendredi dernier, l’une de ces équipes avait tout bonnement été invitée à quitter les lieux par les habitants regroupés tôt le matin sur les lieux. A notre arrivée, les habitants de ce village qui redoutent « un coup fourré de l’administration ayant déjà été complice d’atteintes graves à l’environnement par suite des travaux de réalisation de l’autoroute », ont déclaré refuser tout autre expropriation après celles déjà faites au profit du projet autoroutier. Nos interlocuteurs, qui refusent la création d’une zone de détente sur leurs terres, disent n’accepter aucun compromis allant dans le sens de la réalisation d’une telle structure à ce niveau. M. Hadiouche, géologue et propriétaire terrien, nous dira que « le projet d’autoroute qui s’est fait sans aucun respect de l’environnement, ne doit en aucun cas justifier la création d’espaces de plaisance à même de dénaturer le caractère naturel de notre village ». La même position est défendue par l’ensemble des personnes retrouvées sur place, et qui souhaitent voir les autorités compétentes procéder à l’indemnisation des expropriés de l’autoroute et à la remise en l’état des lieux de passage du projet, avant de songer à la création d’espaces commerciaux dont la population locale ne va pas bénéficier.

Par Lyazid Khaber / In  El Watan du 28/10/2009

POMME DE TERRE / Le pari non encore gagné de la régulation

Pomme de terrePomme de terre

La pomme de terre, ce produit de base consommé quotidiennement par toutes les familles algériennes, demeure au centre d’un intérêt économique croissant, et son exploitation ne manque pas d’encourager les nouveaux venus dans le domaine de l’agriculture qui y trouvent la bonne affaire. Pourtant, il n’y a pas six mois de cela, les choses ne se présentaient pas ainsi, dés lors que la crise vécue l’année dernière allait bien décourager des patatiers de première heure.

Le premier dispositif de régulation dit Syrpalac (système de régulation des produits de large consommation) lancé en juillet 2008 qui promettait des résultats fiables, n’a finalement produit que des mécontentements. Des producteurs patatiers, notamment dans les wilayas du centre du pays, à l’image de Bouira, Médéa et/ou Ain Defla, se sont vu tout simplement arnaqué par certains propriétaires de chambres froides dûment agréé par l’état dans le cadre de la mise en œuvre dudit dispositif.

A Bouira où le nombre de contestataires était plutôt élevé, l’on est même arrivé à des actions de rue et des motions de contestation ont été envoyées en hauts lieux par les agriculteurs réunis autour de l’association des maraîchers de cette wilaya.

Une année après, alors que les autorités en charge du secteur tentaient de relativiser les choses, avec notamment la mise en valeur du coté production, seul moyen pouvant garantir, selon eux, la pérennité du produit local et par là le développement du potentiel agricole national. A Bouira, les responsables de la DSA, à leur tête M. Morsli, n’ont pas cessé durant tout ce temps là à exhiber les réalisations faites au cours des tous derniers mois en intégrant la culture du tubercule comme élément essentiel de l’agriculture au niveau de cette wilaya.

En effet, cette culture était jusque là limitée à quelques centaines d’hectares qu’on trouvait dans les plateaux d’El Esnam dans la daïra de Bechloul et dans celui des Aribs du coté de Ain Bessem, alors que maintenant, la wilaya de Bouira est classée première à l’échelle nationale en matière de production de la pomme de terre. Les dernières estimations de la DSA de Bouira portent la superficie des champs exploités pour les besoins de cette culture à 4700 ha, alors que la production de la dernière saison dépassait 1 million de quintaux.

UN SYRPALAC BIS POUR COLMATER LES  FAILLES D’UNE GESTION

Par la suite, les pouvoirs publics qui reconnaissaient – à demi-mot – l’échec de la première tentative de régulation du marché de la pomme de terre, avec bien sûr la mise en cause de certains partenaires dudit programme, saisiront l’occasion de la dernière saison pour rebondir avec un nouveau dispositif qui n’est en vérité, qu’un réaménagement du premier Syrpalac.

La note signée du secrétaire général du ministère de l’agriculture en date du 18 mai 2008, enjoignant aux DSA de préparer la mise en œuvre de la deuxième version du Syrpalac a été on ne peu mieux claire. Il y est écrit que « l’expérience et les enseignements tirés lors de la mise en œuvre du système de régulation de la pomme de terre ‘saison 2008′ ont conduit le ministère à mettre en place un (nouveau) dispositif de régulation réajusté dans sa conception et son fonctionnement ».

Dans ce nouveau dispositif, la réforme majeure est celle ayant pour finalité la garantie du paiement des producteurs patatiers, et ce avec la centralisation de l’opération de stockage dont le ministère avait chargé, en vertu d’une convention bilatérale, la SGP/TRODA (société de gestion des participations ‘’productions animales ») de prendre en charge et de suivre l’opération sous le contrôle accru des services agricoles au niveau des wilayas et représentant le département de tutelle.

L’objectif étant d’abord d’éviter les erreurs du passé, affirment des sources proches du dossier. Les mêmes sources précisent que ledit dossier est suivi de prêt par le ministre Rachid Benaïssa qui accordait beaucoup d’importance à la réussite du nouveau dispositif. La finalité étant de préserver les revenus des agriculteurs et la stabilisation des prix à la consommation notamment en période de soudure.

Le pari serait-il gagné ? Oui ! Diront les responsables du secteur qui, pour le cas de Bouira (à titre d’exemple) citent le fait de la régulation du circuit de production avant d’évoquer celui de la commercialisation. Pour ce deuxième volet (la commercialisation) la balle est interjetée entre les différents intervenants dont ceux du commerce qui affirment avoir joué le jeu du contrôle et ceux de l’agriculture qui se félicitent des résultats concrétisés.

D’un coté comme de l’autre, on arrive à peine à expliquer les fluctuations du marché presque totalement dérégulé. L’autre facteur évoqué par les initiés est celui de la qualité du tubercule disponible à la vente. Selon certains spécialistes requérrant l’anonymat « le marché de la pomme de terre est tellement stratégique pour l’avenir de l’agriculture dans notre pays, qu’il cache bien des faillent que ne semble maîtriser que les spéculateurs qui trouvent toujours le moyen de tourner les circonstances à leur faveur ».

DES FLUCTUATIONS QUI NE REPONDENT A AUCUNE LOGIQUE ECONOMIQUE

Certes, le prix de la patate a connu une certaine stabilité au cours des deux derniers mois, avec un prix à la vente allant de 20 DA à 50 DA, mais la qualité laisse souvent à désirer, si l’on croit les consommateurs et les connaisseurs en la matière. Le consommateur algérien doit, dans ces circonstances, adopter le produit conservé même en pleine période d’arrachage.

« Cela fait plusieurs mois depuis que nous n’avons plus le droit à un produit frais, et la bonne qualité de pomme de terre semble bien disparaître de nos marchés pour laisser place à un produit souvent abîmé et dont la qualité nutritive est amoindrie » dira Mohand un commerçant de fruit et légume que nous avons rencontré au marché de Bouira. Le même avis est partagé par plusieurs citoyens que nous avons interrogés. Certains de nos interlocuteurs y voient l’un des inconvénients du Syrpalac qui impose aux consommateurs le tubercule ayant transité par les chambres froides.

Autre facteur, la persistance des fluctuations des prix de la pomme de terre sur les marchés de détail. Cet élément de l’analyse devait à priori requérir des raisons objectives en relation – suivant la logique économique – à la loi de l’offre et de la demande, mais les choses se présentent tout à fait autrement à en croire les analystes du marché.

Dans les régions les plus réputées pour leur surproduction de pomme de terre, notamment dans les 3 wilayas précitées (Bouira, Médéa et Ain Defla) le consommateur est loin d’être à l’abri de ses fluctuations. L’on veut pour preuve le début du mois de carême où celle-ci avait connu une augmentation avant de se stabiliser dans la fourchette des 40/50 DA/Kg.

L’état ayant agit par destockage de quantités importantes de pomme de terre, a inondé le marché, mais sans pour autant produire l’effet escompté permettant au consommateur d’acquérir le bon tubercule à un prix abordable. Car, à juger du pouvoir d’achat qui connaît une dégringolade vertigineuse ces dernières années, le kilo de pomme de terre à 50 DA demeure toujours hors de portée.

Ainsi, si l’on fait fi de la qualité du produit déstocké, il serait de même pour ce qui est de la garantie de stabilisation des prix qui n’a jamais été assurée au consommateur. C’est le cas d’ailleurs de ces derniers jours où les prix de la pomme de terre reprennent leur ascension. En fin de la semaine écoulée, et à quelques jours de la fête de l’Aïd El Fitre, la pomme de terre est affichée à pas moins de 70 DA/Kg. C’est là une preuve irréfragable de la persistance de la spéculation sur le marché où les raisons subjectives sont souvent à l’origine de ces fluctuations.  C’est dire que beaucoup reste encore à faire pour espérer gagner le pari de la régulation d’un marché où beaucoup d’acteurs se partagent le gâteau.

Lyazid Khaber

VOIE DE COMMUNICATION ROUTIERES / Ces routes que le développement n’emprunte pas

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L’autoroute est-ouest, projet gouvernemental dirigé par le département de Amar Ghoul, arrive à peine à permettre quelques échappatoires à une circulation routière de plus en plus dense. La qualité des travaux sur certains tronçons laisse tout de même à désirer. Les 101 Km d’autoroute promis ne sont pas encore livrés dans leur totalité. En effet, sur les trois tronçons du projet, seuls ceux de Lakhdaria – Bouira sur 33 Km et de Bouira – El Adjiba, sur 26 Km se trouvent partiellement livrés ; au moment où la troisième tranche du projet, le tronçon El Adjiba – limite Est de la wilaya, sur 16 km, se trouve encore en chantier, et sa livraison n’est pas pour demain. Actuellement, des travaux supplémentaires d’élargissement et de réalisation d’un troisième voie au niveau du tronçon Djebbahia – Bouira sont en cours de réalisation, provoquant d’énormes embouteillages sur la RN5 utilisée comme déviation. Le délai de 10 jours accordés à l’entreprise étant déjà expiré, mais la situation reste en l’état. Les promesses du ministre des travaux publics, allant jusqu’à brandir la menace de sévir contre les entreprises retardataires demeurent à leur stade de mots lâchés dans l’air. D’autre part, le réseau routier estimé 2 225 Km, demeure encore à l’état rudimentaire en dépit des travaux de rafistolage engagés ici et là. L’on veut pour preuve les travaux dits de modernisation des routes nationales représentant un taux estimé à 16% de la totalité du réseau routier de la wilaya, qui traînent encore non sans causer d’énormes désagréments aux usagers.

L’exemple le plus illustratif de ces retards demeure sans conteste celui de la RN 30 reliant le chef-lieu de la daïra de M’chedallah à Beni Yenni, via le col de Tizi n’Kouillal, sur une trentaine de kilomètres et dont les travaux – toujours en cours – ont été entamés il y a de cela 5 années. Pour rester dans le transport, servitude de base et voie de communication permettant le développement des activités économiques et commerciales, l’on ne peut faire l’impasse sur les chemins de fer qui se trouvent – curieusement – en état de stagnation. Sur ce, le plan de soutien à la croissance conçu en début de ce quinquennat, prévoyant le passage de la ligne à grande vitesse (LGV) par cette wilaya et qui devrait s’étendre sur 240 Km de Méliana à Bourdj Bou Arreridj, n’arrive toujours pas à donner de résultats. Pis encore, ce réseau du rail a même connut, dans certains endroits, des dégradations ayant pour conséquence directe de freiner l’activité de transport ferroviaire. Il en témoigne les longs mois de fermeture de la voie ferrée Alger-Bouira, suite à l’accident de Ammal (Boumerdes) le mois de février 2008.

Lyazid Khaber

DEVELOPPEMENT A BOUIRA / Au détour du plan quinquennal

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Etant arrivé à l’échéance du plan quinquennal 2005-2009, les pouvoirs publics en passe d’entamer un nouveau plan du genre arrivent à peine à tracer les contours d’un bilan. A Bouira, cette wilaya où, il y a une année à peine, on promettait monts et merveilles, les choses demeurent en l’état. En l’absence de données fiables au niveau des différentes directions limitées à venter les mérites du nouveau wali et/ou des différents programmes de développement, les résultats sur le terrain tardent à venir. Certes, la culture des bilans, économiques et chiffrés soient-ils, n’arrive tout de même pas à y faire son petit bonhomme de chemin. Cependant, les données du terrain, celle récoltées lors des sorties triomphalistes des responsables locaux et/ou lors de visites rendues officielles par la forces des… ministres, nous permettent néanmoins d’établir, ne serais-ce qu’un croquis de ce qui est advenu d’appeler – selon le jargon officielle – « Les réalisations entreprises dans le cadre du plan quinquennal ». Ainsi, de plan de relance économique, développement rural et agricole, promotion de l’investissement, amélioration urbaine, plan spécifique de développement des Hauts-Plateaux…etc. ne subsiste que les titres en grandes manchettes tirés à des milliers d’exemplaire de la presse nationale réduite dans sa majorité, à répercuter les « spams » des réseaux administratif conventionnels.

En effet, l’on se rappel bien que l’annonce en grande pompe des « grands projets structurants » dont a bénéficié cette wilaya a bien attendu la fin de l’année 2007 pour se voir étaler, pour cause de retards énormes enregistrés dans la réalisation. Là, on s’épargne les raisons de ces blocages que d’aucuns – à tort ou à raison – attribuent à la gestion dirigée par l’ex-wali, Abdelkader Farsi, qui, dés son départ en mai 2008, se voit désigné comme étant à la source d’un retard considérable dans la mise en œuvre des différents projets. Pourtant, et pour la petite histoire, c’est à celui-ci qu’échoira la tâche d’annoncer ces grands projets, dont des barrages, routes, amélioration urbaine, investissement…etc. La venue du nouveau locataire du siège de Draâ El Bordj (siège de wilaya), Ali Bouguerra, avec en prime une nouvelle façon de gérer « les cortèges folkloriques » donna de l’allure à l’activité sectorielle qui, au cours de route, ne manquera pas de dévoiler les insuffisances remarquables que les sorties presque quotidiennes et les promesses difficiles à tenir du wali, ne pourraient résoudre en un tour de main. Blabla selon certains, volonté selon d’autres, mais le bilan du wali n’est pas aujourd’hui notre propos…

En somme, la wilaya connaît présentement les mêmes retards dans la réalisation des projets et les promoteurs locaux continuent à se plaindre de la gestion anachronique dont se morfonde encore l’administration. Il en témoigne le déficit enregistré ces dernières années dont le dernier bilan établi au niveau de la DPAT porte le déficit à plus de 55% des programmes inscrits dans le cadre du plan quinquennal. C’est dire qu’il y a bien échec de la gestion.

Coté chiffres : 500 milliards de dinars ont été prévus au déboursement dans le cadre du plan de relance et 81 autres milliards dans le cadres du plan de développement des Hauts-Plateaux. Le nombre de projets inscrits est de 2 363 pour le premier plan et 88 autres pour le second.

Lyazid Khaber

COMPTANT PARMI LES PREMIERES WILAYAS PRODUCTRICES DE CEREALES / Bouira table sur une récolte exceptionnelle

Par Lyazid Khaber

La production céréalière nationale est, selon les prévisions faites, appelée à connaître un bond cette année. La saison 2009-2010 serait encore plus favorable pour une production céréalière abondante si l’on se tient aux prévisions des services agricoles qui viennent de donner le coup d’envoi de la campagne labours semailles.

Le ministre de l’agriculture et du développement rural, M. Rachid Benaïssa, dans une réunion tenue récemment dans le cadre de la préparation de la campagne labours-semailles 2009/10, et regroupant les directeurs des CCSLS, des chambres de l’agriculture et autres institutions techniques intervenant dans la filière, insistait sur le fait que cette nouvelle campagne doit impérativement consolider les résultats déjà obtenus. Des résultats pour le moins satisfaisant dans la mesure où, pour la seule année 2009, l’Algérie a enregistré un record de 61,2 millions de quintaux (Qx), contre une moyenne de 30 millions Qx ces dernières années. Pour soutenir cet effort, le ministre indiquait à l’APS que « des marges de progrès existent que ce soit dans l’application des techniques de production, dans l’organisation et dans l’encadrement technique et économique ».

A Bouira, où la céréaliculture compte parmi les segments stratégiques de la politique de développement et du renouveau rural chapeautée par le département de Rachid Benaïssa, aux cotés de la pomme de terre et de l’apiculture, la nouvelle saison s’annonce porteuse de grands espoirs. A en croire les déclarations des responsables de la DSA (direction des services agricoles), la wilaya de Bouira qui a enregistré l’année passée une récolte estimée à plus d’un million de Quental, prévoit une nette progression pour la saison en cours.

Selon toujours les mêmes sources, la wilaya classée première à l’échelle nationale, a élaboré un plan quinquennal avec un contrat de performance et obligation de résultat. Lequel plan permettra une nette évolution de la production locale dont la croissance prévisionnelle est estimée à 13% d’ici 2013. En terme de superficie à emblaver, l’on table sur un peu plus de 80000 ha réservés exclusivement pour la culture des céréales. Pour ce qui est du détail, l’on prévoit présentement l’emblavement de 53200 ha de blé  (dur et tendre), 25000 ha d’orge et 1600 ha d’avoine.

De nouvelles mesures pour soutenir l’effort de production

Pour mieux fructifier l’investissement engagé par le passé, les services chargés du suivi de la production au niveau de cette wilaya, ont basé leur stratégie sur les nouvelles mesures prises par le ministère de tutelle dans le cadre de l’accompagnement des céréaliculteurs durant tout le processus de production. Ainsi, l’apport de l’état et le soutien direct se décline sous diverses formes, que ce soit en matière d’engrais, de semences et/ou de d’équipements agricoles dont l’acquisition est désormais possible dans le cadre du leasing.

En plus de la facilitation de l’accès aux moyens de production assurés aux agriculteurs, les responsables du secteur de l’agriculture rassurent quant à la disponibilité des intrants agricoles nécessaires pour une bonne récolte. Du coté de la CCSLS (coopérative des céréales et des légumes secs), nous apprenons que les stocks de semences disponibles suffiraient à couvrir les besoins de la wilaya pour cette saison. La quantité globale est estimée à plus de 45000 Qx. Autant pour les engrais où l’on enregistre une disponibilité de quelques 33000 Qx.

D’autre part et pour améliorer au mieux le rendement, les responsables du secteur qui disent appliquer les directives du ministère de tutelle, comptent apporter de nouvelles améliorations et des correctifs tout en se basant sur les enseignements tirés des campagnes précédentes. Ainsi et pour inciter les agriculteurs à améliorer leur niveau de production, il a été décidé le maintient des prix incitatifs appliqué depuis l’année 2008, à savoir 4.500 DA/Qx pour le blé dur, 3.500 DA/Qx pour le blé tendre et 2.500 DA/Qx pour l’orge. Cela en dépit de la baisse des cours de ces matières sur les marchés internationaux.

D’autre part, c’est les prix des engrais qui seront soutenus par l’état dont une partie sera prise en charge dans le cadre du programme national de soutien à la production de l’engrais azoté, affirment des sources proches du ministère. Autant pour ce qui est des capacités des CCLS, qui seront soutenues en matière de renouvellement et de modernisation de leur moyens ainsi que des capacités de stockage. A Bouira, c’est les silos de l’ex-unité Eriad de Ain Bessem qui sont appelés à la rescousse pour recevoir la production céréalière de la wilaya. Ces équipements jusque-là laissés en jachère, ont été réinvestis suite à une décision du wali qui les attribua à la CCLS. Ce sont là la plupart des mesures incitatives dont la finalité est d’améliorer le rendement en céréales, et par là réduire la facture nationale d’importation en la matière. Cela en dépit du fait que, de la reconnaissance même du ministre de tutelle, l’Algérie continuera à importer du blé, mais à des quantités beaucoup moins importantes que dans le passé.
 

Commérages de clandestins

 

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Par Lyazid Khaber

La saison des canicules arrive, avec son lot de maladies, de mouches et de poussière… Cette année ne fera pas exception bien sûr. Sauf que, un autre élément, tout naturel soit-il, se greffe à ces éléments que, ni la logique d’Aristote et encore moins la raison de Montesquieu ne puissent expliquer : les commérages. Pourtant, l’on n’est plus à l’age où les bains maures sont ouverts aux commères, encore moins les boulangères et/ou les femmes de ménages censées être plus informées de ce qui se passe dans la cité. En l’absence de canaux de communication fiables, et en présence d’un déficit énorme de moralité, les petits informateurs improvisés, les ex-clandestins inter-wilayas, les revendeurs de portables, les pique-assiettes de tous bords (pour reprendre la formule d’un confrère qui lui parle de journalistes), se découvre les vertus du verbe facile : le mensonge. En effet, ces dernières semaines, l’on entend plus que l’on lit dans la presse superposée. Des histoires à dormir debout… Les faiseuses d’opinion d’ici bas, sortent de leurs gonds pour s’acharner contre la vérité, le beau et le fastidieux. C’est tout le faux semé durant toute une année qui doit bien tomber à l’eau. Alors, il faut bien se préparer une autre virginité. Dans ce verbiage futile des commères instruites grâce à l’apport d’une marâtre française de souche, l’on trouve les secrets de la reine !!! Le dernier en date à Bouira, est celui du départ supposé précipité de l’actuel wali, Ali Bouguerra, pour ne pas le citer, pour une histoire de clanisme qui aurait miné les rouages de la fantaisie locale. Que dal ! Ce Monsieur ne va partir que de la façon par laquelle il a été installé, il y a de cela une année, affirme des sources bien au fait de la question. Un « truc » qui n’est pas à l’ordre du jour au demeurant. Le reste, une histoire de vidéo faisant fureur à Bouira, où le wali reprochait à ses subalternes de n’avoir pas fait convenablement leur boulot, et qui se transmet chaque jour que Dieu fait par infrarouges interposés, ce n’est que de la parlotte. Une chose est sûre, assurent nos sources, « les choses se présentent tout à fait autrement ». Ce qui se fait présentement au niveau de cette wilaya, semble bien de trop pour nos pauvres commères du coin… sinon pour ce qui est du travail qui se fait, l’assiduité et la volonté de secouer le cocotier chez certains de nos responsables, il ne faut surtout pas s’attendre à ce que ça va plaire. La logique chez nous est d’être un bon laxiste pour préserver son poste. Pour l’échec des volontaires voulant changer les choses, on justifiera par ceci : « trop beau pour plaire, ou le mauvais œil !!! »

Le Progdem à la croisée des chemins

 

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Le Plan national de gestion des déchets ménagers (Progdem), compte parmi les plans les plus ambitieux qu’a connue l’Algérie indépendante en matière de gestion des déchets municipaux.

 

En effet, ce programme qui prend sa racine dans la loi de 2001 portant sur la gestion des déchets, avait, pour rappel, fait l’objet d’une présentation à une conférence internationale en 2003, et projetait la concrétisation de la volonté du gouvernement à mettre en place un système adéquat de lutte contre la pollution pour cause de déchets, dans au moins une quarantaine de villes algériennes. Inscrit dans le cadre d’une coopération étroite entre le gouvernement algérien et le PNUD, il fait suite à deux autres projets dans lesquels le PNUD avait appuyé les capacités nationales en matière d’introduction de l’éducation à l’environnement. Un volet nouveau, mis en œuvre dans le nouveau système scolaire chapeauté par le ministère de l’Education nationale. Cependant, si le volet purement théorique est d’emblée mis en pratique, l’un des points sensibles de ce projet, à savoir l’appui du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement ainsi que des Collectivités locales, à la réalisation des CET et l’acquisition des moyens de collecte, demeure en reste. Cependant, la question n’est pas là ! Pour résoudre la problématique posée, faut-il rappeler encore l’étendu de ce programme qui ne se limite pas au demeurant à la seule réalisation de ces infrastructures ? Le dispositif initial s’attelle bien à une armada de dispositions. Le tri et l’acheminement des déchets suivant leurs natures, en est un écueil que d’aucun n’arrive, visiblement, à surmonter. Les déchets spéciaux, ainsi que ceux constitués de substances non dégradables, posent autant de conditions pour une meilleure prévention de leurs effets néfastes. La gestion des déchets spécifiques, à l’instar des déchets hospitaliers, des huiles askarels (PCB), et des huiles usagées, constitue un axe principal de la politique environnementale à mettre en œuvre. Ainsi, faut-il rappeler, encore une autre fois, que le Progdem repose initialement sur la nécessité d’une planification intégrée de la gestion des déchets municipaux. Ainsi et conformément aux dispositions contenues dans la loi n° 01/19, les communes sont tenues d’élaborer et mettre en œuvre des plans communaux de gestion des déchets municipaux, veiller au respect de la teneur des études relatives aux plans de gestion des déchets municipaux et enfin améliorer continuellement les conditions de ramassage et d’évacuation des déchets.

Par Lyazid Khaber

in El Watan du 22 février 2009

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