Le projet de la ZET de Tala Rana en souffrance

massifdedjurdjura.jpgAnnoncé en grande pompe par les autorités de la wilaya de Bouira, il y a de cela une année (en février 2008), le projet d’exploitation de la zone d’extension touristique (ZET) de Tala Rana, situé à 1400 mètres d’altitude au nord du chef-lieu de commune de Saharidj, notamment dans son volet réalisation d’un complexe touristique, semble traîner en longueur et risque même de ne pas voir le jour pour cause d’embûches bureaucratiques, apprend-on auprès de l’APC de ladite commune.

 

Pourtant, le projet en question, initié dans un premier temps par l’APC avant d’être attribué à un promoteur privé, avait eu la validation du Comité d’assistance pour la localisation et la promotion de l’investissement (Calpi). Le promoteur, qui prévoyait la création d’un centre de loisirs avec une infrastructure d’accueil de 18 chambres, un restaurant, une cafétéria et autres servitudes, avait entamé les démarches nécessaires en mobilisant un financement estimé à 40 millions de dinars, dont la première incidence, selon le plan initial, est la création d’une trentaine d’emplois directs. Cependant, au moment où il venait à mettre en œuvre le projet, des problèmes sont apparus quant à la cession du terrain devant accueillir le complexe touristique. Ainsi, les démarches entreprises avec l’APC en vue de l’établissement d’un bail de location ont été confrontées à la position prise par la direction des domaines qui refusait de donner son accord, dès lors que, légalement, l’APC de Saharidj n’avait aucun droit sur le foncier désigné.

La raison invoquée est que l’arrêté d’attribution de terres au titre de la réserve foncière communale délivrée le 15 mai 1974 n’a pas été publié. L’information nous a été confirmée par un responsable de la conservation foncière de la wilaya de Bouira, qui dira que dans les conditions actuelles, cette question relève des services des Domaines publics. Pour ce qui est de la possibilité de publier l’arrêté d’attribution afin de lever toute équivoque, celui-là nous informe qu’il est pratiquement impossible de procéder à sa publication. Le maire de Saharidj a, dans une correspondance de juin dernier, demandé la publication de ce document datant de 1974, a reçu la même réponse le 26 octobre 2008, où il est précisé que « cette propriété dont la superficie est de 13,5 ha est comprise dans les domaines publics portant n°8 du plan de rattachement de M’chedallah et qui fait partie des domaines forestiers », avant d’ajouter que « vu l’opposition de la direction des domaines publics quant à la régularisation de ce dossier, il est décidé le refus de la publication de cet arrêté ».

Ce que le maire de Saharidj, Ali Belkacemi, considère comme un déni envers sa localité qui n’a d’autre investissement que celui-là. Notre interlocuteur en veut pour preuve l’exploitation sans équivoque d’assiettes foncières du genre dans d’autres communes de la région et pas dans la sienne. Sur ce, il demande l’intervention des autorités compétentes, à commencer par le wali, pour solutionner ce problème administratif et permettre la réalisation de ce projet dont l’importance pour la commune, et par extension pour toute la région, n’est pas à démontrer.

in El Watan du 17 février 2009
Par Lyazid Khaber

Sour El Ghozlane Auzia, la citadelle oubliée

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Des projets de restauration des sites historiques, entre autre celui de la fameuse caserne et de la muraille de la ville de Sour El Ghozlane, une ville millénaire sise au sud-ouest de Bouira, il n’y en a que ça. Mais, la mise en œuvre tarde à venir !!! Au cours d’une virée que nous avons effectuée sur le site de la caserne, où les vestiges d’un passé chargé de souvenirs sont toujours là, le constat n’est pas du tout reluisant.

 

Dégradation sur dégradation. Le site censé constituer un pôle d’attraction, l’unique au moins au niveau de cette ville, devient par la force de la bétise, un endroit mal fréquenté, nauséabond et qui attire, au lieu des potentiels touristes, des drogués et des débauchés de tout acabit. Les riverains, des anciens habitants de la ville qui se sont réfugiés dans les quelques maisons héritées de l’époque coloniale, se plaignent de cette situation d’insécurité qui règne juste au bas de leurs portes. C’est insoutenable ! Nous dira, non sans regret, un jeune de trente ans, qui s’avère être un membre actif du mouvement associatif local.

Pour notre interlocuteur, « la ville de feu Djamel Amrani, n’inspire plus la quiétude d’antan, et encore moins le plaisir des randonnées pédestres effectuées par les amoureux de la découverte, autour de la muraille ». Du côté des autorités, les locaux parlent plutôt de nécessité d’investissement et de réalisation de logement, croyant, humblement, que la caserne, coloniale de surcroît, ne revêt aucun caractère symbolique. Cela au moment où l’on parle, notamment au niveau de la direction de la culture de la wilaya d’énormes projets de restauration de ces sites, désormais considérés comme étant historiques.

Une reconnaissance, au moins, mais qui ne semble pas impressionner les responsables du chaos régnant. Pourtant, de l’histoire et du patrimoine archéologique de la ville de Sour El Ghozlane, on en a à satiété. Ce site, notons-le, fut fondé au XVIe siècle avant J.C. par les Phéniciens. Durant ce même siècle, la ville fut élevée au rang de Municipe sous l’empereur Auguste de Rome et baptisée Auzia, à la gloire du dieu romain Auzius. Par la suite, l’antique Auzia subit les remous de l’histoire et se nommera, Sour El Ghozlane, juste après l’arrivée des Arabes. Durant l’époque coloniale, en 1843, les français qui y ont vu une cité stratégique, l’adoptent et la dénomment à leur tour, Aumale, en hommage au fils de Louis Philippe, roi de France.

A l’indépendance, la ville retrouve sa liberté et son nom : Sour El Ghozlane, « le rempart des Gazelles » pour paraphraser Kadour M’hamsadji, lui aussi natif de cette ville.

Par Lyazid Khaber

Bouira : Quelle hygiène pour les produits alimentaires ?

 

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Encore une fois et comme à l’accoutumée, l’arrivée du mois de Ramadhan rappelle bien la déferlante des commerces de fortune mais aussi la dégradation incommensurable de l’hygiène. Ce mois censé être de clémence et de quiétude ramène, malheureusement et comme à chaque année, son lot de dépenses pharaoniques et d’insalubrité remarquables à tous les niveaux. 

A la veille du début du carême, les ruelles des villes se sont déjà transformées en étalages à ciel ouvert. Cela même qui fait dire à un citoyen rencontré à Bechloul, une ville sise à un vingtaine de kilomètres à l’est de Bouira, que « durant ce mois il n’y a pas que les cœurs qui se réchauffent pour voir les mosquées achalandées par de nouveaux reconvertis, mais aussi les rues qui par on ne sait quel enchantement, prennent l’allure de marchés qui ne désemplissent pas », pour ajouter « le consommateur est aveuglé et les commerçants, qui pour la plupart sont des arrivistes, ne s’inquiètent plus des règles d’hygiène pour étaler leurs marchandises à même le sol ». Effectivement, dans cette même ville où il nous a été permis de vérifier sur le terrain cet état de fait, le marché du trottoir ne désemplit pas, pour autant que toutes sortes de produits alimentaires, pain, gâteaux, zlabia, viande et autres, se trouvent exposés sur tout le long des ruelles et plus particulièrement sur la route nationale.

Même topo au niveau de la plupart des localités que nous avons visitées. Des baraques de circonstance et des pans entiers de trottoirs se sont transformés en étals où toutes les marchandises sont disponibles, dans l’ignorance totale des règles d’hygiène requises en de tels cas. Les produits alimentaires les plus exposés à la détérioration, notamment les produits carnés et laitiers, sont tout bonnement exposés à l’extérieur des magasins qui semblent être très exigus pour pouvoir contenir toutes ces denrées « inconsommables » qui envahissent le marché au cours de ce mois. Cela même qui pose avec acuité la question de savoir où sont passés les services d’hygiène, les BHC (bureau d’hygiène communal) censés veiller sur le respect des règles de salubrité publique. Pourtant, du côté de la direction du commerce de la wilaya, une batterie de mesures coercitives avait été mise en branle à l’occasion. Les différents programmes de sensibilisation et les descentes « punitives » des brigades de contrôle de la DCP semblent bien ne pas arriver à entamer l’entêtement des pseudo-commerçants qui continuent à user de leurs procédés néfastes.

Pourtant, il est admis que les toxi-infections engendrées par le non respect des règles d’hygiène, représentent un sérieux problème de santé publique à l’échelle nationale. Devant ce cas de figure, l’hygiène alimentaire est tout bonnement mise à rude épreuve, au grand dam de la population et des responsables compétents. A ce titre, l’Algérie enregistre annuellement entre 3000 et 5000 cas d’intoxication alimentaire si on se fie aux statistiques établies par le ministère de la Santé. Au niveau de la wilaya de Bouira, beaucoup reste donc à faire, non sans la participation active du consommateur bien sûr. L’implication de tous, plus particulièrement les autorités municipales, aux côtés des services de la DCP est vivement souhaitée pour pouvoir endiguer le mal qui écume nos marchés.

Par Lyazid Khaber

Bouira-Site touristique Tala Rana : Eau bénite chez la sainte patronne…

 

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La saison estivale est synonyme de farniente. Les jeunes des villages avoisinant le site touristique de Tala Rana (commune de Saharidj, à 50 km à l’est de Bouira), en connaissent un petit bout. Par ici, le mot tourisme ne signifie pas grand-chose au demeurant. 

 

Dans les différents hameaux sis sur le flanc sud du mont Lalla Khelidja, l’on ne parle presque plus de vacances, d’autant que l’absence de moyens, notamment financiers, pousse les jeunes à se retrancher dans leur village le temps d’une halte estivale souvent assimilée à une assignation à résidence. Cependant, si pour les filles cette période est synonyme de corvée, pour les garçons, dame nature offre au moins quelques échappatoires… En dépit de la dégradation des conditions sécuritaires, la population juvénile de la commune de Saharidj trouve du plaisir à braver le défi. « Il n’y a pas de vacance sans aventure », dira Mourad, lycéen, que nous avons rencontré sur la route menant à Tala Rana. En effet, avec une bande de ses copains, dont l’âge varie entre 17 et 25 ans, ce mordu de la nature ne lésine pas sur les moyens pour aller à la découverte de cet éden hautain qui, depuis plusieurs années, se dresse comme une forteresse imprenable. Les groupes terroristes ayant élu domicile dans ce massif boisé ont gardé secrète la beauté de ce site prodigieux. Faut-il souligner là, que ces jeunes ne connaissaient pas ce lieu au temps où il grouillait de touristes (durant les années 1980). Le plus âgé parmi eux n’avait que 8 ans en 1992, date où les premiers groupes terroristes faisaient leur apparition dans la région. Le goût de l’aventure y est en fait ! Un sentiment de fierté semble bien se lire dans les regards innocents de ces jeunes férus de la découverte.

Ils semblaient bien se prendre pour de véritables conquistadores. C’est de la reconquête, effectivement ! Cependant, sur les lieux, on trouve d’autres jeunes visiblement venus à pied en ce vendredi caniculaire. Car, pour s’y rendre, il faut compter sur ses propres moyens… ses pieds, généralement. Plus de transport. Le téléphérique ? C’est un rêve. Sur place, pas de structure d’accueil, sauf que les châtaigniers, les centenaires chênes-lièges et cèdres offrent bien l’hospitalité et la quiétude qu’il faut. La faune n’y manque pas. D’ailleurs, on dit que le nom Rana, donné à cette source, découle bien de celui de la grenouille verte appelée par ailleurs Rana esculenta, et dont la présence est fort remarquée en ce lieu. On dirait bien un rendez-vous pris avec la nature dans toute l’étendue de sa grandeur et de son orgueil. L’eau fraîche de la légendaire source de Tala Rana permet bien des moments agréables. Une source bénite, dit-on, par la sainte patronne des Imchedallen Lalla Khelidja. On y trouve toute la douceur d’une eau ruisselante ayant la particularité d’être fraîche en été et tiède en hiver. Elle coule de bonne source, disent les vieux qui parlent d’un canal souterrain traversant le mont Djurdjura d’est en ouest et dont cette Tala (source) prend ses origines. Selon la légende locale : « Targa Ldjouhala (la rigole des titans) serait conçue pour relier la mer en partant d’Alger à Béjaïa. Elle devait par ce fait assurer une alimentation en eau souterraine de toute la région située sur le flanc sud du Djurdjura ». En fait, ce n’est là qu’une légende. Mais, faut-il encore considérer la valeur spirituelle que les populations de cette région accordent à cet endroit. Tamgout (le sommet du Djurdjura culminant à 2308 m d’altitude), il y a quelques années, avant la dégradation de la situation sécuritaire, des centaines sinon des milliers de personnes de toutes les régions de la Kabylie venaient effectuer un pèlerinage, la fameuse parade des 7 mercredis saints de Yemma Khelidja. La tradition fait qu’à partir du premier mercredi du mois de mai, chaque semaine, sept fois successives, on y tient une sorte de bivouac.

Des bovins, ovins et autres caprins sont offerts en offrande. Un couscous est donc offert sous « l’anaya » (les bons offices) des descendants de la sainte patronne du Djurdjura. On y implore le pardon, mais surtout la bénédiction, car on croit dure comme fer. Autre détail, le pic de Tamgout offre la chance de joindre les exilés à travers l’imaginaire fenêtre du vent. Des vieilles, des dames mariées à des gens se trouvant en exil s’y bousculent pour appeler leurs proches qui, dans l’imaginaire social, seraient destinataires d’un message divin qui les ramèneraient au bled. Aujourd’hui, les conditions sécuritaires se sont plus ou moins améliorées, les amateurs des randonnées pédestres en plein massif montagneux espèrent une reconsidération des lieux. Pour eux, le site de Tala Rana constitue bien un havre de paix, où spiritualité rime bien avec beauté…

Par Lyazid Khaber

Massacre du 29 juin 1959 à Aïn Bessem : Un souvenir à perpétuer

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Qui parmi les habitants de la commune d’Ain Bessem, les plus âgés , notamment, ayant vécu les affres d’une guerre sans merci menée par les tortionnaires de l’armée coloniale contre une population désarmée, ne se souvient de la date du 29 juin 1959 ?

Cette date suffit à elle seule de soulever une vague de réprobation, tant que le crime commis n’aurait de qualificatif que celui de sauvagerie ravageuse. Le temps d’une nuit, en plein été où les vagues de sirocco écumaient les plaines fertiles des Aribes, la soldatesque française fomentait son complot et lâche sa hargne et sa boulimie sanguinaire. Plus de 150 personnes ont été arrêtées au cours d’une descente punitive opérée suite à des pertes énormes subies par les sbires de de Gaule. Le lendemain matin, jour de marché hebdomadaire, la population a été rassemblée à la place de la ville qui garde, à ce jour, les stigmates d’une hégémonie coloniale ayant fauché sur son passage tout signe de culture autochtone. Une dizaine de personnes, des paysans détenus au niveau du sinistre « 410 », ont été froidement abattues… le reste des détenus, comme ça a été toujours le cas, ont croupi durant plusieurs jours dans les geôles de l’occupant, subissant toutes formes de tortures et de sévices. L’un des survivants de cet horrible événement, Slimane Chettar racontait que la localité garde encore un souvenir amer de cette date.

D’après lui, la fusillade avait eu lieu en présence d’une foule nombreuse de paysans rassemblés exprès pour assister au massacre. C’était une véritable boucherie, dira-t-il. Aïn Bessem, avec son architecture, ses fermes et ses ruelles ombragées, garde encore l’aspect colonial. « La ville n’a pas encore fait son deuil, et la population locale berce l’espoir de voir, un jour, son souvenir perpétué. En effet, cette date n’a été jusque-là célébrée que dans l’intimité », dit-il. Seuls les survivants en gardent le souvenir et se donnent rendez-vous, chaque année, pour se rassembler sur cette place et évoquer la bravoure des moudjahidine. L’événement avait été de tout temps occulté, affirme-t-on à Aïn Bessam. Les jeunes semblent complètement ignorer de quoi il s’agit. Effectivement, aucun indice et/ou de cérémonial officiel n’y est enregistré pour dépoussiérer ce passé glorieux. Un geste qui aurait pu être un témoignage ineffaçable de l’engagement indéfectible de la population de Aïn Bessam autour des idéaux de la Révolution et du combat libérateur. Certes un mémorial a été érigé sur place juste après l’Indépendance, mais abandonné aux aléas du temps et de l’oubli. Cette date a été donc, et depuis, célébrée par les seuls survivants de ces événements douloureux. Cette année, la ville de Aïn Bessem, s’apprête à la fêter avec le concours des autorités municipales. Bonne initiative appelée à être accompagnée d’un travail de mémoire devant retracer les contours de cet événement et le rendre lisible aux générations actuelles et montantes.

Par Lyazid Khaber

In El Watan du  12 Juillet 2008

Aperçu sur Bouira

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Histoire

Connue, dans le passé, sous le nom de royaume de Haz, la région de Bouira a affronté l’invasion romaine et vécu sous la férule turque dont la présence est attestée par plusieurs sites tels le bordj turc, appelé actuellement Draâ El-Bordj et Ain el Turc, sur l’axe de la route nationale Béjaia – Alger. La pénétration coloniale française a fait l’objet d’une très forte résistance de la part des habitants placés sous l’autorité de l’Emir Abdelkader, qui a notamment séjourné à Bordj Hamza en 1839 en compagnie de son adjoint Ahmed lbn Salem Rebissi. C’est cette région qui a été le théâtre d’une défaite mémorable du duc d’Aumale et c’est d’elle également que se propagera, à partir de Sour El-Ghozlane (ex-Auzia), l’insurrection de Boubaghla (1851-1855). Sa population s’est trouvée ainsi engagée aux côtés d’El-Mokrani, tombé au Champ d’honneur à Souflate, dans la Daïra d’Aïn Bessem. Elevée au rang de Wilaya après le découpage administratif de 1974, elle faisait partie de la Wilaya de Tizi-Ouzou (Grande Kabylie).

Géographie

La wilaya est limitée au Nord et au Nord-Est pour la wilaya de Tizi-Ouzou et la chaîne montagneuse du Djurdjura, au Sud-Est par la chaîne montagneuse des bibans et la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj, au Sud-Ouest par les montagnes de Dirah et la wilaya de M’Sila et enfin à l’Ouest par les wilaya de Médéa et de Blida.
Le relief est contrasté et comporte cinq grands ensembles physiques :

  • La dépression centrale (plaines des Aribes, plateau d’El Asnam, la vallée de Oued d’hous et Oued Sahel).
  • La terminaison orientale de l’Atlas blidéen.
  • Le versant sud du Djurdjura (Nord de la wilaya).
  • La chaîne des bibans et les hauts reliefs du sud.
  • La dépression sud bibanique.

La zone boisée représente 25% du territoire avec 111 490 ha de massif forestier. On trouve le pin d’Alep (51 638 ha), le chêne vert (2 775 ha) ainsi que le chêne-liège (2 143 ha).

Climat

Son climat est chaud et sec en été, froid et les pluvieux en hiver. La pluviométrie moyenne est de 660 mm/an au Nord et de 400mm/an dans la partie Sud. Les températures varient entre 20°C et 40°C de mai à septembre et de 2°C à 12°C de janvier à mars.

La wilaya de Bouira renferme d’importantes ressources en eau dont l’utilisation est loin d’atteindre son optimum. Elle est traversée par des bassins versants importants dont l’apport moyen annuel est de l’ordre de 561 millions de m³ constitué par :

  • Bassin versant Isser : 135 millions de m³/an.
  • Bassin versant Sahel Soummam : 380 millions m³/an
  • Bassin versant du Hodna : 35 millions m³/an
  • Bassin versant humus : 11 millions m³/an

Tourisme

La wilaya de Bouira dispose de plusieurs sites touristiques :

  • Le parc national du Djurdjura (18 550 ha)
  • Station de Ski de Tikjda (1 460 m.)
  • Site climatique de Tala(Fontaine)Rana
  • Source thérmale de Hammam Ksana

Polémique : Le nouveau code de procédure civile est-il positif pour le justiciable ?

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Depuis le 25 avril, le nouveau code de procédure civile impose la traduction en arabe de tous les documents de justice, alors que la quasi-totalité de ces derniers sont rédigés en français. Cette nouvelle mesure sera-t-elle positive pour la bonne marche de la procédure devant les tribunaux ou, au contraire, créera-t-elle de nouveaux antécédents négatifs ?

- Oui : Le nouveau code de procédure civile et administrative a pour objectif « la modernisation du système législatif national et son adaptation à la nouvelle réalité socioéconomique », a expliqué le directeur des affaires civiles et du sceau du ministère de la Justice, Ahmed Ali Salah, lors d’une session de formation au profit de magistrats, la semaine dernière. Le même avis est partagé par certains magistrats que nous avons interrogés, eux, qui considèrent le renforcement des prérogatives du juge face à l’administration comme point très positif de cette loi. Côté langue, nos interlocuteurs, notamment les plus zélés d’entre eux, parlent tout simplement d’une « volonté agissante d’extirper les derniers résidus de la pègre francophone qui continue à parasiter le système ». « Comment se fait-il que tous nos magistrats soient formés dans la langue nationale et que l’on persiste à leur fournir des tonnes de documents rédigés dans la langue de l’occupant d’hier. Cette loi vient mettre fin à la confusion. »

- Non : « L’entrée en vigueur de cette nouvelle loi risque bien de provoquer un important désordre », nous dit un avocat de Bouira, qui regrette le fait que « l’obligation de traduction en langue arabe de tous les documents administratifs à fournir devant les tribunaux va pénaliser et les avocats et leurs mandants qui sont soumis à une véritable saignée due aux frais de traduction. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les tarifs appliqués par les traducteurs. Cela, sans oublier bien sûr de souligner la rareté de ces derniers, et le fait que les affaires en cours, et qui n’ont pas encore été tranchées, seront tout bonnement rejetées pour vice de forme à cause de l’existence dans le dossier d’une pièce administrative rédigée en français ». Ceux qui n’apprécient pas cette loi redoutent des conséquences graves sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire. Le surcoût engendré sera donc à la charge du justiciable. La traduction d’un simple certificat coûte au moins 1000 DA, le décompte sera long dès lors qu’il s’agit de litiges relevant du domaine « si-vile » !
Par Lyazid Khaber

in El Watan Vendredi du 1 mai 2009

Fantasmagorie…

 

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Le centre universitaire Akli Mohand Oulhadj de Bouira, dont les étudiants ont débrayé -il y a quelques semaines- pour cause de dégradation des conditions socio-pédagogiques qui y prévalent, ont -tout d’un coup- pris la décision de reprendre le chemin des bancs de leurs amphis.

La raison, non moins connue de tous : les comités estudiantins faisant visiblement preuve de donquichottisme, en prenant en halène une direction qui n’arrivait point à jeter les dés d’une conversation, ne serait-ce qu’amiable, n’ont pas hésité à troquer leurs « glaives » contre des toges de moines au service de la non-moins tonitruante campagne en faveur du président-candidat, Abdelaziz Bouteflika. Une rencontre des « barons syndicalistes » avec l’une des figures les plus connues dans le milieu des comités de soutien au président, depuis 1999, et non moins initiateur de la fameuse campagne de « lifting » du parti FLN en 2004, avait bien eu lieu, il y a à peine une semaine. Affaire conclue, les illuminés se font reconnaître et prennent bien de l’altitude par rapport aux responsables de l’université qui, eux, ne sortent pas de leur hivernage printanier, souhaitant que l’accalmie dure le temps d’une session d’examens dont on connaît déjà les résultats… des diplômés, plutôt « de nouveaux cadavres », pour reprendre les termes de la déclaration des étudiants algériens musulmans, signée un certain 19 mai 1956. Cependant et en ce temps-là, avec même le fait avéré du deal signé avec beaucoup de complaisance avec les bailleurs de fonds de la « chita », certains cercles se complaisent à évoquer le spectre de l’année blanche. Une fantasmagorie digne de Robertson. Serions-nous tentés d’y croire ? Non ! Pas du tout. Mais, faudra-t-il chercher les velléités ailleurs. « Bou quistiou ! », comme disaient bien nos vieillards…
Par Lyazid Khaber

Absurdité !

 

Parler de développement durable, c’est oser des questions qui fâchent. Encore plus délicat que ça, le fait de prévoir un progrès au niveau des zones recluses, les montagnes, semble bien plus qu’embêtant. Pourtant, les professions de foi ne sont pas ce qui manque.

Les sorties sur le terrain des responsables, à l’image de celles entreprises depuis quelques mois par le nouveau wali de Bouira, en sont un exemple. Celles-ci sont à chaque fois entrecoupées de coups de gueule. Mais, à quelle fin ? s’interrogent déjà le commun des citoyens ayant eu à assister à ce genre d’engueulades où des maires, des chefs de daïras, des directeurs de l’exécutif de la wilaya ont eu droit à ce qui s’apparente à des douches écossaises, frôlant même parfois la menace de recourir à des sanctions. Les mis en cause, visiblement habitués, et en tant que « bêtes et disciplinés », comme disait l’adage, répondent par des sourires joviaux trahissant le cynisme et la cruauté. On sait que « le chat » n’est pas toujours là, et l’on reprendra la danse dès les oriflammes enlevés. La population aux oripeaux, peut encore espérer tant que rien ne semble arriver. On se joint à une sorte de théâtre à l’Italienne, où la scène est séparée du public par une cloison imaginaire. Le temps d’un speech. Et on repart bredouilles pour faire face aux difficultés innombrables auxquelles on est habitué. En zones rurales, tous les clignotants sont au rouge : rien ne va ! Mais, comme disait Camus : « L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. » C’est donc, l’absurdité qui règne en maître, et le citoyen lambda peut s’amuser en attendant des jours meilleurs.

Pour la petite histoire, lors de l’une des sorties du wali de Bouira, qui n’a pas manqué de haranguer l’un de ses directeurs d’exécutif, en lui enjoignant d’aller en besogne sous peine de sanction, celui-là qui se tient de marbre, ne trouva mieux à répondre à l’un de ses collègues lui jetant une pièce de 50 DA, en lui ordonnant de quitter la ville (façon de plaisanter !), celui-là répondra sans hésiter qu’il fallait donner la pièce au chef (le wali). « C’est lui le chérif ». Quant à ce fonctionnaire, il était déjà là quand l’autre est arrivé. C’est dire que les choses tournent tellement mal que la sourde oreille est appliquée en amont et en aval… le citoyen peut se bercer en rêvant de se voir touché par un bout d’autoroute ou encore bénéficier du financement de quelques plantations d’oliviers fictifs. Voilà à quoi se résume le vécu de nos concitoyens, la roublardise si l’on veut survivre. En fait, nous ne faisons qu’exprimer le désespoir de l’homme devant l’absurdité de l’existence, pour paraphraser Kafka.
Par Lyazid Khaber

Bouira : Crise latente du logement

 

En ces temps de disette, crise financière aidant, ou tout au moins dans les esprits des citoyens les plus avisés, évoquant les subprimes dans le marché immobilier comme étant à la source de la crise prenant chaque jour des proportions inquiétantes, l’immobilier au niveau local, à l’instar des différentes wilaya du pays, semble soumis à de multiples convulsions rappelant au passage les constats souvent antagoniques de ce qui est appelé, à juste titre, la crise du logement.

A Bouira, si l’on ne fait pas exception, quand du côté des autorités et des organismes de gestion immobilière, on évoque l’embellie et la fin de la crise avec la moins probable finalisation à terme du projet de réalisation d’un million de logements, initié par la présidence de la République, la problématique se pose tout à fait différemment quant à la régulation de ce marché et le suivi de la gestion du parc immobilier. En effet, si la question de savoir si la crise du logement est effective ou non, semble bien être osée, dès lors que des centaines sinon des milliers de demandes de logements demeurent insatisfaites depuis, pour certains cas, la fin des années 1980, la donne se présente tout autrement quand on saura combien de logements demeurent inoccupés et ceux qui sont proposés en location et/ou à la vente. Certes, il est pratiquement impossible d’arriver à sonder ce marché où l’informel prend le dessus, avec en prime une gestion de ce volet (vente et location) relevant exclusivement des seules boites privées, agences immobilières s’entend ; ne permettant aucune visibilité autre que celle d’un marché visiblement florissant. Une petite tournée au niveau de ces agences permet de déceler amplement l’ampleur des transactions immobilières faites au quotidien.

Les gérants de ces boites, cyniques certes, ne cachent pas leur satisfaction quant aux rendements réalisés. Les offres sont de plus en plus foisonnantes et les tarifs sont jusque-là arrêtés au gré de l’humeur des uns et des autres parmi ceux intervenant sur ce marché, au demeurant très lucratif. Ces boites travaillent suivant un pourcentage qui peut aller jusqu’à 3 % sur les ventes et l’équivalent de deux mois de loyers sur les 12 prélevés auprès des locataires et autres propriétaires des biens immobiliers loués par les grâces de ces agences. A noter, bien sûr, que les prix du loyer ne sont surtout pas à la portée des maigres bourses. Au chef-lieu de wilaya, l’offre foisonnante de logements en location ne semble point influer sur les prix du loyer. Pas même ailleurs dans les agglomérations plus ou moins reculées, où l’on ne peut prétendre à un logement en location à moins de 5000 DA/mois.

A Bouira-ville, un simple studio, d’une pièce-cuisine est proposé à 8000 DA/mois, alors que les F4-F5 ne sauraient être cédés à moins de 15 000 – 20 000 DA/mois. La vente des logements caracole souvent à des prix imaginaires atteignant les pics de 4 millions de dinars l’unité F3. Les terrains quant à eux se trouvent pratiquement imprenables si l’on juge du pouvoir d’achat de la classe moyenne, car il est rare de trouver des lots dont le prix au mètre carré ne dépasse pas les 2500 DA/m2. D’autre part, d’aucuns parmi les habitants de cette wilaya, évoquent une crise latente du logement, surtout que le nombre d’habitations menaçant ruine et/ou celles qui sont considérées comme étant insalubres ne cesse de s’agrandir au fil du temps. Pour ce qui est des différentes formules engagées par les autorités, dans la perspective même d’endiguer la crise, semblent être bien loin de répondre positivement à la demande en la matière. La question de l’absence d’assiettes foncières à même d’abriter des projets, pourtant initiés, continue à tarauder les esprits des responsables locaux. Des dilemmes pour le moins inextricables que confronte la communauté au moment où la crise semble indubitablement perdurer. Des solutions ! Pourquoi pas ? Puisque, si les budgets dégagés n’arrivent pas à endiguer la crise, l’engagement d’une nouvelle politique de régulation permettra, selon les initiés, à sortir l’immobilier des méandres de la spéculation et de l’informel qui y prend le dessus.
Par Lyazid Khaber

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